‹ L'hysterie de Sainte Therese. --Chapitre 2 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis I87(S, date do la création des Écoles municipales d'infirmiers et d'infirmières des hôpitaux de Paris, nous avons, chaque année, puhlié en hrochures séparées les discours que nous prononcions aux distrihutions des prix, d'abord des Écoles de Bicêtre et de la Salpêtrière (1878-1880), puis des mêmes écoles et de l'École de la Pitié et de l'École départementale de l'Asile Clinique il88i-1894) ; enfin des précédentes et de la dexnière fondée 1 189 i- 1898), celle de Lariboisière.

En agissant ainsi, nous n'obéissions pas à une vaine manifestation d'amour-propre. Notre but était plus élevé. Nous voulions donner à tous, amis et adversaires de l'enseignement professionnel que nous avions organisé et de la laïcisatio7i des hôpitaux, qui en était la conséquence inévitable, dss renseignements précis, irréfutables, les mettant à même de juger la double réforme que nous avions entreprise avec l'assentiment et le concours du Conseil municipal do

Écoles d'infirmières. 1

Paris et du Conseil général de la Seine. Nous voulions avoir à notre disposition des documents complets, pleins d'arguments sérieux et de faits démonstratifs, à fournir à nos amis politiques de province, représentants du peuple à des titres divers, et aux membres des commissions administratives des hospices, désireux de procéder à la Laïcisai ion de leurs établissements hospitaliers.

Enlin ces brochures annuelles nous ont servi à faire, en maintes circonstances, une propagande active en faveur de l'organisation de Yc)isei(jne}nent professionnel (les infitnnières et de la sâcaJnrisation de l'Assistance publique dans toute la France.

Si cet enseifpiemertfj dont l'utilité et l'urgence sont de mieux en mieux reconnues, si la laïcisation, sa conséquence, ne se développent que lentement, la faute en incombe à d'autres qui, à cet égard, n'ont peut-être pas fait tout leur devoir. Personnellement, et tout lecteur de bonne foi, mis au courant par nos très-nombreuses jmblications, le reconnaîtra, nous n'avons ménagé ni nos peines, ni notre temps, pour le rapide développement d'une réforme essentiellement répujjlicaine et sociale.

Mm DE BiriTRE

Discoiirs prononcé le 21 Juillet 1898.

Mesdames, Messieurs,

Après le discours si intéressant et si parfait de notre ami, votre maître, le D"" Nom, nous croyons devoir nous borner à quelques brèves remarques.

Il a insisté avec raison sur l'importance que nous attachons tous, vos maîtres et nous, aux exercices pratiques, à toutes les parties des exercices pratiques. En ce qui concerne les bandages, par exemple, qui sont d'une utilité incontestalîle et contribuent à l'éducation de votre main, à la rendre plus habile, nous avons constaté que, malgré l'enseignement de vos professeurs de l'enseignement professionnel, malgré les indications de votre Manuel, un grand nombre d'infirmières — sauf à Lariboisière — un très grand nombre d'inlirmiers ne savent appliquer une bande que d'une manière imparfaite.

Vous devez choisir une bande proportionnée aux nécessités de la région où vous devez maintenir un pansement ; toujours commencer votre bandage du côté des extrémités du membre, le linir du coté de la racine du membre; appliquer l'épingle longitudinalement, suivant Taxe du membre, sauf au niveau des plis et de la ceinture où elle doit être mise horizontalement, la pointe bien cachée, toujours en avant, afin de voir facilement si le bandage tient bien, jamais en arrière ou sur la face externe des membres, car le malade, reposant en général sur le dos ou sur le côté, la déplacerait et pourrait se piquer. Chaque fois que cela est possible, cousez votre bande. Vous devez défaire votre bande sans la laisser pendre, de la main dans la main, près du corps ou des membres, afin que les parties pendantes, s'accrochant aux extrémités des membres, ne produisent des secousses douloureuses. Tous ces détails, en apparence minutieux, ont une réelle importance. C'est en

en tenant roni|)tc que vous j)Oiivcz avoir une Ijonnc noie aux oxamons pratiques.

Certains pourronl trouver que nous faisons une leçon de bandage, peu à sa place dans une cérémonie comme celle-cï. Nous dirons, pour excuse, que nous ne reverrons plus les diplômés de cette année qui vont partir de lîicètre dans f[uelques semaines. Ces remarques, l'an prochain, nous les donnerons en diet(''e aux futurs ('lèves des écoles primaires des écoles d'iniîrmiers.

]\[. Noir a insisté aussi, et avec non moins de raison, sur le rôle actif de vos maîtres de l'enseignement primaire. La somme de travail qu'ils donnent pour votre instruction, le temps qu'ils consacrent à la correction de vos compositions priniaires, à la surveillance des compositions professionnelles, méritent vraiment que l'Administration leur en tienne compte et rétablisse leurs indemnités sur les chiffrres de 189i. Nous ajouterons que M. ]\Iesnard, le premier des instituteurs de la section des enfants, a en outre à nous préparer les notes mensuelles, les notes et les rapports trimestriels sur tous les élèves, hommes et femmes, de l'école professionnelle. C'est là une tâche dont il conviendrait peut-être de lui savoir gré.

Puisque nous avons l'occasion de parler des maîtres de l'enseignement primaire, nous en proiiterons pour rectifier certaines allégations produites récemment au Conseil inunicipal. Linterpellateur, M. Paul Bernard, était, certes, animé de bonnes intentions, mais il a été mal renseigné, mal conseillé. Et, avant de se lancer, il aurait dû s'enquérir de la situation vraie. L'Administration et nousmème, qui avons bien quelque connaissance du fonctionnement (les écoles, nous nous serions empressés de le renseigner exactement. Personnellement, nous aurions pu mettre sous ses yeux les lettres où nous exposions la situation. Voici le texte des considérants et de la délibération par lesquels M. Paul Bernard a terminé l'exposé de ses réclamations :

« Le Conseil, considérant :

« l" Que les cours primaires organisés dans les écoles municipales d'infirmiers et d'infirmières de Bicètrc, la Salpétrière et Lariboisière sont confiés, dans la proportion de trois quarts, à des moniteurs ou monitrices ne possédant aucun brevet de capacité ;

« 2° Que les cours professés par des instituteurs et inslitutrices diplômés sont rétribués d'une façon inégale et arbitraire (cette allocation varie entre 450 francs et 120 francs).

« 3° Qu'une pareille organisation ne s'explique pas et ne peut produire que de mauvais résultats au point de vue de l'instruction de nos infirmiers et de nos infirmières, et qu'il y a lieu do mettre fin au plus tôt à cet état de choses, « Délibère :

« l" Dans les écoles municipales d'infirmiers et d'infirmières les cours seront confiés désormais à des instituteurs ou institutrices munis d'un brevet de capacité.

« 2*^ La rétribution de chacun de ces cours sera égale pour les instituteurs et institutrices; elle ne pourra pas être inférieure à 450 francs, par an, payable par trimestre.

« 3° Les instituteurs ou institutrices chargés de cours primaires aux écoles municipales d'infirmiers et d'infirmières devront être pourvus d'une nomination régulière.

M. le Président. — Je mets le projet de délibération aux voix. — Ces conclusions sont adoptées (1897; C. 1335.

Entrer complètement dans le détail nous entraînerait trop loin. Dans l'organisation des Ecoles d'infirmières nous avons procédé avec d'autant plus d'économie que nos adversaires arguaient des dépenses des écoles pour combattre et renseignement et la laïcisation. Nous avons choisi, à l'origine, Bicêtre et la Salpétrière parce qu'il existait dans ces établissements des maîtres et des maîtresses chargés des Ecoles primaires des sections d'enfants. Avec une modeste indemnité, on était sûr de leur concours. Et point n'était besoin de recourir à des instituteurs ou des institutrices du dehors, ignorants des conditions spéciales de l'enseignement, ne connaissant pas le personnel qu'ils avaient à instruire. Bien plus, au début» les professeurs de l'enseignement professionnel se sont mis (iratuitement à notre disposition. De même nos

internes, dont la plupart ont fait chaque année des conférences sur des sujets complémentaires et nous ont aidé à faire passer les examens pratiques. Enfin, nous-même, avons consacré notre temps, pendant quinze années, au fonctionnement des écoles, absolument sans aucune indemnité.

Il est dit dans le premier considérant que les cours primaires de Bicêtre, de Lariboisière et de la Salpêtrière, sont confiés dans la proportion des trois quarts h des instituteurs et des institutrices ne possédant aucun brevet de capacité. C'est là une erreur. En effet, à Bicêtre, les deux instituteurs, M. Mesnard et M, Landosse, sont pourvus du brevet de capacité ; M"*" Blanche Agnus a le certificat d'aptitudes à la direction des écoles maternelles. M. Malençon, notre surveillant, n'a point de brevet, mais il a passé avec succès le concours pour la place d'auxiliaire permanent. M. Massing n'est qu'un infirmier, il est vrai, mais il possède une très JDonne instruction primaire, connaît et parle l'allemand, et nous sert de moniteur à la classe des enfants. Enfin si MM. Malençon et Massing ont été désignés comme moniteurs, c'est sur le refus des deux autres maîtres d'écoles. Tous remplissent leur tâche avec un zèle et une persévérance dignes d'éloges.

A Lariboisière, M"*^^ Obin et Corniou ont le brevet de capacité. A la Salpêtrière, M'"^' Gillot, Destable, Rosel et Patroueille ont le brevet élémentaire, M'"^ Corbon, le brevet supérieur; seule, une monitrice, M'"^ Foncier, n'a que le certificat d'études.

Nous compléterons ces renseigncMiieiits on indiquant la situation des institutrices chargées des cours primaires auxiliaires. Aux Enfants-Assistés, M"^ Glais est pourvue du certificat d'aptitudes pédagogiques et du brevet supérieur. — A l'hôpital Tenon, M"*^ Amice a son In'evet supérieur et M'"*-' Marque le brevet de capacité. — Aux Enfants- Malades, l'institutrice, M"^ Edé, est munie du brevet de

capacité; — à l'hôpital Trousseau, W" Coldcrs a aussi son brevet de capacité.

En résumé, sur 17 maîtres ou maîtresses, 14 ont le brevet de capacité ; trois seulement qui servent de moniteurs n'ont pas ce brevet, tout en offrant des garanties sérieuses et si les deux maîtres dont nous avons parlé n'avaient pas refusé leur concours, il y aurait 16 maîtres ou maîtresses brevetés chargés des cours primaires, sur 17.

Et se basant sur cette première erreur, ^1. Paul Bernard atTirme que les cours primaires annexés à trois des quatre écoles d'infirmiers et d'infirmières n'ont produit que de mauvais résultats. C'est là encore une erreur et, de plus, une injustice envers tous ceux qui se sont consacrés avec un réel dévouement à l'instruction du personnel secondaire depuis 31 ans. Pourtant, chaque année, le Palmarès enregistre les résultats o])tenus et signale, entre autres, comme indice, le nombre des élèves et le nombre des certificats d'études.

Au point de vue de la rétribution, nous avons dit notre opinion. Nous la demandons équitable ; nous estimons que les maîtres qui depuis des années ont accepté une modique rétribution doivent être mieux payés que ceux qui débutent ; ceux qui apportent un réel dévouement à leur tache, y consacrent plus de temps, doivent être mieux rétribués que ceux ou celles qui-'s'y adonnent mollement, sans conviction, et visent moins les résultats, l'intérêt public que leur intérêt personnel.

Nul doute que notre ami, M. le D"" Napias, n'examine avec soin tous les renseignements que nous lui avons communiqués, — que nous compléterons s'il y a lieu — et ne rende à chacun la justice qui lui est due.

N'oubliez pas les conseils que vous a donnés M. le D' Noir, perfectionnez votre instruction pratique, relisez sans cesse votre Manuel et vous deviendrez ainsi de bons auxiliaires des médecins et. partant, vous serez plus utiles aux malades.

Discours jirnnoncé le 23 juillet, à Lariboisière.

Mesdames, Messieurs,

Aujourd'hui, avec cette cérémonie, se termine la quatrième année scolaire de l'Ecole d'infirmiers et d'infirmières de Lariboisière. Cette école a été constituée pour donner un enseig-nement professionnel non-seulement aux infirmiers et infirmières de cet établissement, mais aussi au personnel secondaire des hôpitaux voisins : Saint-Louis, I\Iaison municipale de Santé, Bichat, etc. Elle est le centre d'un groupe hospitalier. Elle permet aussi aux garde-malades et aux mères de famille de la région de profiter sans grand déplacement de l'enseignement mis libéralement à leur disposition par la ville de Paris et l'Administration générale de l'Assistance publique. Les premières, c'est-à-dire les garde-malades, ont intérêt à en profiter sérieusement, car, de plus en plus les médecins ont une tendance marquée à choisir de préférence, pour leurs malades, des gardes diplômés. Quant aux mères de famille, il est vivement à souhaiter qu'elles viennent en plus grand nombre assister aux leçons et aux exercices pratiques qui ont lieu ici, afin d'être mieux en mesure de seconder le médecin quand un cas de maladie se produit chez elles. Rappelons encore que le but de l'enseignement de cette école, comme des autres, n'est pas d'apprendre à traiter les malades, mais à seconder le médecin dans le traitement des malades.

Ainsi que les écoles de Bicêtre et de la Salpêtrière, l'école de Lariboisière comprend une école primaire et une école professionnelle.

h'école primaire continue à être dirigée par j\['"'' Obin, suppléante diplômée, pourvue du brevet supérieur. Elle a pour adjointe M'"^ Corniou, suppléante diplômée, qui possède le brevet élémentaire. Cette école est divisée en deux cours : 1" Le cours primaire proprement dit, scindé en

deux divisions, il a fonctionné trois fois par semaine depuis le 2 octobre 1897, jusqu'au 13 juillet 1898 ; — 2° le cours préparatoire au certificat cVétudes qui a eu lieu trois fois par semaine. 28 élèves (15 infirmiers et 13 infirmières) ont suivi ce dernier cours. Sur les 20 élèves présentés à l'examen, 19 (G infirmiers et 13 infirmières) ont obtenu leur certificat d'études (I). Cette école primaire a eu 5 certificats en 1895; — en 1896, 10 ; — en 1897, 18, &oit 52, en y comprenant les certificats de cette année. Des résultats analogues sont enregistrés chaque année aux écoles de Bicètre et de la Salpétrière. Ils nous autorisent à adresser des remerciements publics aux deux institutrices brevetées, et à féliciter les élèves de leur assiduité aux cours. « Ils nous autorisent aussi à signaler à l'attention de tous, et nous le répétons à dessein, les services considérables qu'ont rendus, à la cause de l'instruction populaire, les écoles primaires annexées aux écoles professionnelles. Ajoutons qu'elles ont instruit un grand nombre d'autres élèves, sans les faire arriver au certificat, et qu'elles ont perfectionné l'instruction de celles qui le possédaient déjà à l'entrée. Nous reviendrons tout-à-l'heure sur les modilications qu'il conviendrait peut-être d'introduire dans cette partie de l'enseignement.

Dans les écoles primaires nous donnons en dictées, au lieu de sujets quelconques, des dictées relatives à l'Assistance publicuie et à votî^e profession. Voici les titres des dictées en 1897-98: 1° Conditions à remplir pour V obtention du diplôme ; — 2" Amélioration de la situation du personnel secondaire des hôpitaux de Paris, par M. Derouin ; — 3" Salaire des infirmiers et infirmières dans quelc[ues Jiôpitaux de province, par Bouhneville ; — 4" Admission en compte pour la pension de repos dans l'Assistance publique des années de service passéss dans

(1) MM" Acade, Cedelle, Sepot, Iliion, Rocher, Bresson. Friqiiet, Fournet, Kimel, Tallec, Brossier, Laisué, Chassât, MM. Jacquier, Tison, lîert, Couassion, Gamliard et Nassav.

les asiles de la Seine, pai' le même ; — 5° Relation de la visite du Présidenl.de hi République à l'hospice de Bicêtre.-r-G" Les infirmières décorées: W^^ Bottard, par Gilles DE LA TouuETTE ; — 1° De Vasepsie j)ubnonaire, de l'airpur et renouvelé ; — S^ Désinfection des o-achoirs des tubercu~ leux; — 9" Asepsie de l'estomac et de l'intestin; iO"^ Asepsie des voie surinaires ; — W" Asepsie des cathéters et des sondes, par Nicalse; — [2° Asepsie des seringues à injections vésicules, par le même ; — 13" Hommage à M. PEYiiONt souhaits de bienvenue à M. Napl^s, au Conseil municipal ; — 14" La mort réelle constatée par le thermomètre, par BouiiNEviLLE ; — \^^° Notes sur les autopsies et les dissections, par LE MÊME ; — [()° Préhension à domicile et transport h rasilc-hôpildl des aliénés dangereux, par le même. Nous ferons une réflexion à propos de l'une de ces dictées, celle qui est relative aux retraites. A l'amélioration réalisée cette année, qui fait compter aux infirmiers des hôpitaux de Paris, les années passées dans les asiles de la Seine, il conviendrait d'en ajouter une autre. Dans les asiles les années de service militaire entrent en ligne de compte, tandis que dans les hôpitaux les années militaires sont laissées de côté. Nous signalons cette anomalie à notreami ^1. le D'' Naplvs, en le priant de la faire dispaiaitre.

L'Enseignement professionnel qui comprend les cours théoriques et les exercices pratiques, a été fait d'une façon parfaite et régulière. Vos maîtres des cours professionnels sont restés les mêmes.

Les exercices pratiques ont eu lieu tous les jours : 4 fois par semaine par M'"® Jannon pour la petite chirurgie, 4 fois par semaine par j\P David, pour la médecine. En outre M'"" Jannon a fait quatre leçons sur les soins à donner aux femmes en couches et aux enfants nouveau-nés. Des cours de ventouses et des démonstrations sur la jjose des ventouses ont été donnés par M. Chanoine, ventouseur et Mme DuTOis, ventous^use ; — des leçons sur l'adminis-

tration des bains et des douches, par M. Vaudry, baigneur et M'"^ BocHAT, baig-neusc. Tous les élèves ont été exercés par eux individuellement. Toutes les personnes chargées des exercices pratiques ont été, en général, satisfaites de votre assiduité. — Des 21.5 élèves qui ont assisté aux cours pendant le mois d'octobre, il en restait encore 14.ô au commencement de juillet. '

L'ëco^e professionnelle a été fréquentée non seulement par les infirmiers et les infirmières de Lariboisière, mais aussi par leurs camarades des hôpitaux voisins, dans la proportion suivante :

St-Loiiis

Bastion 29

Ilerold

Maison de santé. .

Debvousse

Tenon

Beaujon

Bichat

Aubervillieis

Roursiére..

Parmi les élèves hospitaliers, nous mentionnons avec plaisir un surveillant et une sous-surveillante de Lariboisière et un sous-surveillant de Beaûjon, non diplômés, qui ont eu l'heureuse idée de suivre les cours et qui vont figurer dans la liste des diplômés.

Enfin 60 élèves libres (10 hommes .et 50 femmes) ont pour la plupart assisté avec une exactitude remarquable aux cours professionnels. Quelques-uns ont cessé mais ont été remplacés par d'autres, de telle sorte qu'il y en avait encore 57 présents au premier juillet.

Nous vous rappellerons que vous devez faire toutes les compositions. Cette année encore, vos maîtres et nous avons consenti à faire faire une composition supplémentaire à ceux des élèves auxquels il ne manquait le minimum exigé que pour u)ie seule partie de l'enseignement. C'est la dernière fois. Cependant pour les élèves qui auront été empêchés par un motif sérieux, maladie ou service militaire, dès leur retour à l'école on leur donnera à

faire les compositions qu'ils n'auront pu fairo pondant leur al)sencc niotivéo.

Les eoinpositioiis doivent èlrc faites loyalement. Sur les feuilles de convocation des jeunes gens qui sont appelés à subir les examens du baccalauri'at se lit un avis, ainsi conçu :

« Le Candidat ne doit avoir, sous peine d'exclusion, aucune note manuscrite ou imprimée, aucun livre, aucune communication avec le dehors. Il est interdit de so}'fir durant les compositio]is. »

Il faut pour la bonne réputation de nos écoles que les élèves se conforment scrupuleusement à ces indications. Il conviendra aussi, pour éviter toute suspicion, qu'à la fin de chaque composition toutes les copies soient remises dans une enveloppe cachetée et scellée.

Les examens p7\iti<iuos, qui ont piis huit heures, ont été subis par 122 élèves, ainsi répartis :

Boursière

Sous-?i<rveillantes. .

Lariboisière ,« Surveillant

Intirniieis

Intinnières

Élèves libres Hommes

femmes

Inllrmiéres

"" Inlirmiers

St. -Louis.

guus-Surveillante.

Jntii

Ueaujon Infiirmières

Infirmiers . .

nichât I.itirmières

Inlirmiers . .

Infirmière..

Inlirmiers..

Maison de Santé.

Bastion 29 Infirmipr. . ,

Ilerold Infirmier . .

Debrousse Infirmiers..

Inflirmiére Infirmier . .

Tenon

ÔO

vSelon notre habitude, nous avons profité des examens pratiques, auxquels nous nous faisons un devoir d'assister, pour nous rendre compte du degré de l'instruction

primaire des élèves, en relevant les diplômes ou les certificats qu'ils possèdent. Voici le résultat de nos

constations :

Baccalauréat

Brevet supérieur

— élémentaire

Certificat d'études primaires sup'»»

— d'aptitude pédagogique.

Diplômes de sage-femme

Certificat d'étude primaires

Totaux

« Cette statistique, et il en est de même dans les trois autres écoles, répéterons-nous, montre que d'année en année, le degré de l'instruction des élèves qui suivent les cours, va en augmentant d'une façon sérieuse. Il en résulte naturellement que l'enseignement professionnel est rendu plus facile et plus efTicace. »

105 élèves ont obtenu leur diplôme, ayant rempli toutes les conditions exigées par l'Administration ; en voici rénumi''ration par catégorie, par hôpitaux et par grades :

Elèves libres -p

Surveillant 1

Boursier, e 1

Lariboisière Sous-surveillante 1

Il 6

Saint-Louis.

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