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Maison de Santé. . ^ ' ' "'^ j
Sous-surveillant 1
Beaujon U 4
Bicliat p 2 2
Bastion 29 II 1 1
Charité F 1 1
Herold H 1 1
Debrousse II 3 9
Tenon II I 1
Si l'on ajoute les 105 diplômes de cette année aux 225
diplômes des trois années précédentes, on voit que l'école de Lariboisière a décerné 330 diplômes depuis sa création. Le tableau suivant, surtout si on le compare au tableau que nous avons donné en 1895. de l'état du personnel de Lariboisière avant la création de l'école donne une idée de l'amélioration du personnel secondaire au point de vue de l'instruction [)rofessionncllc.
Avant la A la fin
réouverture de cette année des cours scolaire
Sur 3 siirveillants 2 3
— 7 surveillantes 7 7
— 3 sous-surveillants "2 ■ 2 (1)
— 27 sous-surveillantes 27 26 (2)
— 7 suppléants 7 7
— 15 suppléantes 15 15
— 7 ]'" infirmiers 6 6 (3)
— 20 l'«" infirmières 20 20
— () infirmiers panseurs f, 6
— 87 garçons et infirmiers 17 21
— 82 filles et infirmières^ 17 2!)
— 2 personnel professionnel . . 0 1 (4)
Nous en avons Uni avec l'histoire de l'école de Lariboisièrc pendant l'année scolaire. Restent quelques considérations générales. Il y a deux ans nous avons tracé une rapide description des habilations ou mieux des dortoirs (les inlirniiers et des infirmières. Après avoir indiqué le cul)t' (l'air de ces dortoirs en déclarant qu'il n'en donnait l)as une idée Araie nous ajoutions :
" i.es eorridors d'accès, les murs, les portes, les fenêtres, tout cela est mal nettoyé, dégoûtant. On se demande à quelle époque il y a eu là un nettoyage sérieux. Quant à la réfection des peintures, c'est comme à Bicétre, cela remonte peut-être à la fondation de l'hôpital. A Lariboisière non plus, il n'y a pas de lavabos, pas de cabinets d'aisances à proximité. La literie est généralement le rebut de l'hôpital. L'encombrement de ces dortoirs et de leurs
(1) Le 30 âgé de 00 ans est à la veille de prendre sa retraite.
(2) La 27» sous-surveillante a plus de 50 ans.
(3) Le 7« est âgé de plus de 50 ans.
(4) "Un charretier a été remplacé par un infirmier diplômé.
annexes par des malles de dimensions et de formes les plus diverses, par les coffres à charbons, par les objets qui sont censés servir au nettoyage, diminuent encore le cube d'air dont disposent les infortunés condamnés à coucher dans ces fabriques de malades et de tuberculeux. Les lits sont disposés de toutes les façons, perpendiculairement et longitudinalement afin d'en mettre tant qu'on peut. Parfois ils sont contigus, pour faciliter sans doute... les conversations. Tel est en gros la description que nous appellerons anatomiquc, c'est-à-dire des dortoirs in/xabités. Quant à la description physiologique, c'est-à-dire des dortoirs habités, pour conti- 'nucr notre comparaison, nous renonçons à la tracer : les détails que nous aurions à donner ne sont pas de mi.se aujourd'hui. Nous nous bornerons à dire que l'un des dortoirs est occupé d'une façon permanente : la nuit par les infirmiers de jour, le jou?' par les infirmiers de nuit ou veilleurs. »
L'an dernier on nous avait annoncé qu'un projet de construction d'un bâtiment d'habitation était soumis au Conseil de surveillance, aussi nous sommes-nous borné à faire appel au concours de M. le conseiller Brmullé pour faire aboutir ce projet 'i bref délai. Or, comme rien n'a été fait, nous nous permettons d'insister de nouveau et de prier M. le D'' Napias de s'assurer par lui-même de Yinsalubrité des dortoirs de Lariboisière et de prendre les mesures indis[)ensables afin d'y remédier et surtout de faire cesser le coucber successif des infirmiers de nuit et des infirmiers de jour dans le même dortoir. Il y a là une situation peu digne de la Ville de Paris et de l'Administration de l'Assistance publique. Il ne doit pas hésiter, dans une telle circonstance, à faire appel aux libéralités du Conseil municipal.
Il y a d'ailleurs un moyen de remédier au mal, sans diminuer encore l'espace libre, déjà exigu, du territoire de l'hôpital par de nouvelles constructions, c'est d'étendre la mesure déjà prise pour une grande partie des sous-employés ; c'est de donner aux infirmiers et ^ux infirmières une indemnité de logement au-dchors. En elïet, il y a déjà quatre surveillants ou surveillantes, 24 sous-surveillants ou sous-surveillantes, 13 suppléants ou
supiiléantes, uno 1"'' iiilirmirrc, 3 infirmiers ou infirmières qui logent à roxtéiiciir, aux Irais de rAdminislralion. En outre plusii'uis iiiliiinii'rs ou inlirmirrcs iiiariés ont, sur leur demande expresse, ol^tenu l'autorisation (rhal)iter en
ville à leurs dépens. L'extension de cette mtssure, son
application à d'autres établissements, serait assurément bien vue, de ])eaucoup d'agents du personnel secondaire. L'Administration ]ieut exiger de toutes les pei'sonnes logées au-dchors, qu'elles arri\ cnt exuctcrneill à l'iieure pour premlre leur service, comme cela se l'ait dans un grand nombre de bureaux, de magasins, etc.
Nous avons dit, il y a un instant, que nous reviendrions ^uvViiisIructionjirimnire des infirmiers et infirmières. La ])lu|)art de vos maitres se plaignent que ]iarmi les élèves, qui leur remettent des compositions, il en est dont l'instruction primaire est tout-à-lait insutlisanle. Il y aurait un remède tout indiqué : ce serait d'exiger de toute personne qui demande une })lace d'infirmier ou d'infirmière le certifieut d'études primaires. Mais, à l'heure actuelle, il n'est pas applicable, les directeurs d'hôpitaux ne trouveraient pas des candidats possédant ce certificat pour combler les vides. Avec votre directeur, en attendant l'idéal, nous avons jiensé qu'il serait possible d'employer un autre moyen : tous les infirmiers ou infirmières dont l'instruction primaire est défectueuse, après examen, seraient astreints à l'école primaire. Et, durant la première année, ils suivraient l'école professionnelle sans faire les compositions. La s(^conde année, ayant perfectionné leur instruction primaire, obtenu leur certificat d'études, ils suivraient les cours professionnels et feraient alors les compositions en vue de l'obtention du diplôme.
Tant que l'une ou l'autre de ces mesures ne sera pas prise, l(>s ])roft'sseurs n'ont pas à tenir compte des fautes d'orthograph(î, des incorrections de rédaction ; ils n'ont qu'à })ointer les copies suivant les réponses qui sont faites. Nous avons tous les ans des diplômés dont l'inslruclion
primaire est plus que médiocre. Mais, ils suivent les cours professionnels et font les compositions depuis trois ou quatre ans ; une année ils ont obtenu le minimum pour une partie de l'enseignement, l'année suivante pour une autre partie, une autre année le minimum pour les autres branches de l'enseignement. En fin de compte, après des efïorts réitérés et prolongés, elles obtiennent leur diplôme. Reste à l'Administration à savoir ce qu'elle a à faire au point de vue des promotions.
Ce fait montre déjà que n'a pas le diplôtne qui veut. Toutefois certains, qui ne sont pas très au courant des faits, prétendent que les Ecoles ont le diplôme facile, qu'il n'est pas besoin d'être malin pour obtenir son diplôme, que tout le monde l'olîtient.
Le relevé suivant répond d'une façon pércmptoire à ces insinuations, auxquelles il est aljsolument indispensable de couper court.
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Statistique des Elèvbs.
'Jl t«
Nombre des inscrits
IDÔ
— des présents
— des examinés
— des diplômés
D'où il suit que dans le cours de l'année, les élèves qui, se reconnaissent insuffisants, ou ne se sentent pas de Vraies dispositions d'hospitalières ou de garde-malades s'éliminent d'elles-mêmes ; que d'autres, sachant qu'elles n'ont pas eu, pour leurs compositions, les points exigés pour le diplôme, ne viennent pas aux examens pratiques; enfin que parmi ceux qui passent ces examens une proportion plus ou moins considérable d'élèves sont refusés. Houi le monde n'a donc pas son diplôme.
Nous tenions à répondre puliliquement à ces critiques malvcillanlcs, ((ui se propagent sourdement, nuisant à la bonne réputation de nos écoh;s })rofessionnelles et jieuvent servir d'argument aux adversaires de l'enseignement professionnel et de la laïcisation.
Nous terminerons en vous rappelant encore une fois que toutes les améliorations réalisées dans votre condition matérielle et dans votre situation intellectuelle, vous les devez au concours du Conseil municipal et de l'Administration et que pour o])tenir de nouvelles améliorations, en particulier celles de vos Jiabitations, vous devez vous montrer sans cesse et toujours les fidèles défenseurs de la République et de la Liberté de conscience.