AGENTS PHYSIQUES
rso
so
10 20 30 tiO SO 60 70 SO $0 100 tto 720 f30 UO r^O f60
^nèstAésie Happeldela
SensibilUi Graphiqae 3* série A.
JQO
O 10 ZO 30 ^ 60 60 70 &0 90 /OO ItO 120' 130 I^O 150 160
J\nesthésie
Rappel de 7a Senstbiliéé.
Graphique 3« série fi.
Fig. 4. — Graphiques du chimisme, montrant la lenteur extrême de son évolution sous Tinfluence de Tanesthésie stomacale provoquée dans rhypnose dès le commencement de Tingestion du repas d'épreuve d'Ewald.
T, chlore total. — F, chlore fixe. — C, chlore combiné. — H, EiCl libre. — Les chiffres verticaux indiquent des milligrammes, les chiffres horizontaux des minutes.
avec défense de lui parler autrement que pour son service et pour lui répéter qu'elle doit guérir, et, si cela ne réussit pas, la mettre dans une chambre noire jusqu'à ce qu'on ait obtenu TefTet désiré. Comme alimentation les malades absorbent de 3 à 5 litres de lait par jour. Ce système, appliqué par M. Déjerine à rhôpital,peut peut-être réussir par intimidation sur les jeunes personnes qui appartiennent à la classe sociale reçue dans les hôpitaux, en provoquant chez elles une réaction très vive. Mais les observations citées à Tappui de ce système dans la thèse de M. Manto(P^ris, 1899), ne paraissent pas très démonstratives. On y voit en efTet la disparition d'un symptôme prédominant pour lequel on a admis les sujets à Thôpital, mais on n'y parle pas des modifications des stigmates, ni des autres troubles hystériques qui devaient accompagner ce symptôme capital, car jamais on n'obèerve un seul phénomène chez une hystérique. Il faut en conclure ou que c'étaient des cas peu graves, relativement récents et susceptibles par conséquent de guérir rapidement sous l'influence d'un choc assez intense pour amener le réveil des fonctions, ou que l'on n'a afl'aire qu'à des améliorations.
On cite bien souvent en effet de simples améliorations comme des guérisons ; mais de ce qu'un accident a disparu on n'a pas le droit de conclure à la guérison de la maladie. Une hystérique anesthésique totale et qui a une monoplégie n'est pas guérie si on se borne à la déparalyser sans lui faire recouvrer sa sensibilité. Tant qu'elle est anesthésique elle est hystérique et sujette, à la moindre occasion, sous la moindre influence, à présenter de nouveaux accidents. Quand ceux-ci surviennent on n'a pas le droit de parler d'une rechute ou d'une récidive ; c'est la maladie qui continue son évolution.
On ne saurait trop se mettre en garde contre cette illusion de la guérison de la maladie quand certains symptômes disparaissent. La guérison de l'hystérie n'est acquise que lorsque les stigmates sont disparus, c'est-àdire lorsque l'état qui permet l'éclosion des accidents s'est modifié et n'existe plus.