‹ L'hystérie et son traitementChapitre 3 sur 62 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

de publier la méthode thérapeutique que j'estimais la meilleure, j'ai voulu en poursuivre pendant plus longtemps Texpérience. Cette expérience personnelle comprend donc aujourd'hui trois périodes : Tune de 1888 à 1893 dans laquelle j'ai appliqué les procédés empiriques en usage; une seconde de 1893 à 1897, dans laquelle, en cherchant la loi de ces procédés empiriques, j'ai été amené à mettre en évidence un certain nombre de faits nouveaux me permettant de formuler une théorie toute physiologique de Thystérie en regard de celle toute psychologique qui régnait alors, et à faire usage des procédés thérapeutiques découlant de cette théorie et lui servant en même temps de contreépreuve. Dans une troisième période enfin, de 1897 à aujourd'hui, j'ai pu multiplier et perfectionner ces applications thérapeutiques. J'ai pu surtout comparer les résultats des procédés empiriques que j'avais employés dans la première, avec ceux obtenus dans les deux dernières. Dans un certain nombre de cas même, cette comparaison a été faite d'une façon très démonstrative chez les mêmes sujets traités successivement par les deux méthodes. Ces résultats ont pour eux la consécration la plus importante, celle du temps, puisque leur persistance porte maintenant sur une étendue de deux à huit ans.

Je puis donc formuler avec plus de certitude les moyens de les obtenir.

Est-ce à dire que les méthodes que je préconise sont nouvelles ? Loin de là pour la plupart ; oui, je crois, pour quelques-unes. Ce que j'ai cherché c'est, d'une

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