‹ L'hystérie et son traitementChapitre 4 sur 62 · AVANT-PROPOS III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS III

pari, à montrer comment certains procédés, dont Tefficacité était certaine etreconnue universellement, agissaient, comment leur action s'expliquait avec la théorie physiologique et devait la justifier, comment enfin leur application, un peu vague jusqu'ici, pouvait, en prenant cette théorie pour poiïit de départ, être précisée, réglementée dans les plus petits détails, pour en tirer tout le parti possible. D'autre part, j'ai cherché s'il n'y avait pas d'autres procédés, généraux ou spéciaux, à déduire de la théorie physiologique. J'ai été ainsi conduit à préconiser certains procédés nouveaux, au moins en ce qui concerne leur application au traitement de l'hystérie, et même, dans les cas graves, invétérés, une méthode spéciale.

Je me suis efforcé d'être avant tout pratique. Je ne pouvais cependant pas, exposant une thérapeutique basée sur la palhogénie, me dispenser de rappeler préalablement les diverses théories pathogéniques de l'hystérie. Elles peuvent se ramener à deux : la théorie psychologique^ condensée dans l'ouvrage si original, •si documenté, si fouillé, de M. Pierre Janet sur VEtat mental des hystériques^ et la Théorie physiologique fornjulée dans le mien sur la Genèse et la nature de r hystérie.

Il n'y a pas, à proprement parler, opposition entre nous deux. Sur les faits, d'ailleurs, il ne saurait y en avoir. Nos divergences viennent de leur interprétation, et découlent plus, j'en suis convaincu, de nos conceptions psychologiques et même philosophiques, que de nos vues et observations cliniques. M. Alfred Binet,

Page 1