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TRAITEMENT DE L*HYSTÉRIE CHEZ LES ENFANTS

comme stable. D'ailleurs, c'est utie question qui, difficile déjà à trancher dans tous les cas pour une jeune fille quelconque, présente plus d'aléa encore pour une personne nerveuse et impressionnable. Il y a dans chaque cas des considérations spéciales qui tiennent souvent la plus grande place dans la décision à prendre. C'est au médecin de la famille, qui connaît les tenants et les aboutissants, qui sait le caractère de la jeune fille, et quelquefois celui de son futur mari, à juger de l'opportunité de telle ou telle union.

Traitement de l'hystérfe chez les enfants, les hommes et les vieillards.

Je ne veux dire que quelques mots de cette question. L'hystérie étant univoque dans son mécanisme et sa nature, il est évident qu'elle est justiciable des mêmes procédés de traitement dans tous les cas. Ce qui diffère c'est le résultat qu'on peut en attendre. C'est donc plus une question de pronostic que de thérapeutique.

Chez les enfants^ — quel que soit leur sexe — l'hystérie affecte souvent les formes délirantes, somnambuliques franches, convulsives. Elle n'est pas en général très tenace : l'isolement agit là merveilleusement, combiné à l'hydrothérapie, à la gymnastique, et à une bonne direction morale. Il ne faut pas hésiter : la menace seule de l'appli^ quer suffit quelquefois à tout remettre en ordre.

L'hystérie mâle est absolument la même que celle de la femme, dans sa nature et son mécanisme. Dans certains cas seulement elle revêt la forme hypochondriaque, dépressive, qui est plus difficile à guérir que les formes franches qu'on rencontre chez les femmes.

Chez les vieillards, ou l'hystérie est de vieille date et c'est une récidive, ou elle est de formation récente. Dans le premier cas c'est aux procédés que nous avons examinés plus haut qu'il faut avoir recours, mais on ne doit pas se dissimuler que les chances de succès sont très amoindries, par suite du défaut de réaction du fait de

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la sénilité, par rinefficacité du traitement moral, Timpossi* bilité souvent d'appliquer l'hydrothérapie et plus encore la mécanothérapie, en raison de Tétat des viscères (cœur, poumons) et des articulations. Dans le second cas Tétat hystérique n'est souvent qu'un symptôme précurseur d'un trouble lésionnel de l'écorce. Il est donc préférable de n'y pas toucher, car si une attaque de ramollissement survient, la famille ne manquerait pas de l'imputer au traitement suivi. Un traitement médicamenteux simple, dirigé contre cette éventualité, est le seul qui me paraisse à conseiller.

HystérO'traumatisme et hystèro-neurasthénie.

Je ne veux dire que quelques mots de ces deux formes de l'hystérie, qui ne se distinguent pas de l'hystérie en général, autrement que par l'origine des accidents dans la première et par la prédominance' des troubles d'épuisement dans la seconde. Dans les deux viennent s'ajouter souvent aussi des troubles psychiques de nature mélan* colique, ou hypochondriaque surtout, des obsessions, des phobies, etc., qui en rendent le pronostic plus sombre et le traitement plus difficile. On ne saurait donc l'appliquer assez tôt, et d'une façon énergique, méthodique et rigoureuse, si on veut qu'il porte ses fruits. Encore doit-on faire des réserves sur son issue, qui, si elle est bonne, demande en tout cas plus de temps pour se produire que dans les autres formes d'hystérie.

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