TROUBLES GÉNÉRAUX NON LOCALISABLES
A. — Troubles généraux physiq[ues.
Attaques,
Les attaques de formes diverses sont fréquentes dans l'hystérie. Ce sont elles qui déterminent le plus souvent les parents des malades à les reconnaître malades etii les faire traiter. Il y a deux points à considérer dans le traitement des attaques : le traitement de Tétat général hystérique auquel elles sont dues, et celui de l'attaque ellemême.
Contre Tétat général hystérique, c'est l'isolement et le
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traitement d'ensemble que nous venons de voir qui s'imposent, quand elles se répètent et qu'elles s'accompagnent d'autres manifestations ou de stigmates permanents et généralisés.
Quand elles sont légères, peu fréquentes, et qu'on n'observe que des stigmates légers et peu nombreux, on peut tenter les douches froides à i'î^ ou 15<^, la gymnastique suédoise spéciale, un voyage, une villégiature. Cela varie suivant la cause qu'il faut éloigner, si c'est possible, et sans avoir Tair de le faire pour céder aux exigences du malade. Il s'en servirait plus tard pour obtenir tout ce qu'il veut, au moyen de la menace d'une crise si on ne le lui accorde pas. 11 ne faut pas, en tout cas, s'en émouvoir; les personnes de l'entourage ne doivent pas être aux petits soins au moment de la crise autour de la malade, prendre des précautions suggestives quand l'heure où elle a eu lieu précédemment approche. Une forte admonestation, la menace formelle de l'isolement si cela se reprodt^it, suffisent souvent pour enrayer ces petites crises de nerfs.
En présence d'une grande attaque, que faire ? D'abord éloigner toutes les personnes qui entourent la malade, sauf une ou deux qui ne s'en émeuvent pas. Plus elle sent de monde autour d'elle^ plus l'attaque prend de proportions. Faii^ le calme autour d'elle. Éviter de parler des débuts, des causes de sa crise devant elle, car si elle ne se souvient pas de ce qu'on a dit après, elle Tentend ordinairement, et il faut en tout cas s'en méfier toujours.
Aussi est-il bon de montrer la plus grande IndrfTérenceà cet état, de dire quelles mesures on sera obligé de prendre — isolement, maison de santé — si cela continue ou se reproduit, de rassurer les personnes compatissantes sur l'innocuité de pareilles crises, sur le peu de danger où est la malade de se faire du mal en heurtant les objets qui l'entourent, et par contre d'insister sur la nécessité de protéger ces objets.
Cette indifférence et ce dédain, affichés d'une façon très naturelle, suffisent souvent pour que la crise cesse peu de temps après. La flagellation du visage avec une ser-