AVANT-PROPOS V
il la perfectionne au point où nous Tavons montrée ; il va donc créer vraisemblablement un changement d'opinion. Ce livre est une date. »
Parti de la clinique pour établir la pathogénie des troubles hystériques, j e reviens aujourd'hui à la clinique en présentant le traitement de ces troubles qui m'a paru découler le plus rationnellement de cette pathogénie. Avec la théorie psychologique, il fallait être plus psychologue que médecin pour traiter l'hystérie ; avec la théorie physiologique, le médecin reprend ses droits, et rhystérie, qui semblait depuis quelques années devenir inaccessible à la compétence médicale, rentre dans le domaine de la clinique et son traitement dans les attributions du clinicien. Si un certain esprit philosophique et une certaine tendance à l'observation psychologique peuvent être utiles pour ce dernier en face d'une maladie dont une partie des manifestations sont d'ordre psychique, ils ne sont plus indispensables lorsqu'il a d'autres moyens que l'analyse psychologique pour vérifier l'état de fonctionnement du système nerveux dont ces troubles dépendent, et qu'il peut s'apppuyer sur des signes objectifs d'un contrôle relativement facile.
Les questions de doctrine ne sont donc pas seulement intéressantes au point de vue théorique, elles le sont au moins autant au point de vue pratique, et les médecins chargés de les mettre en œuvre, de les appliquer et d'en voiries conséquences réelles, ne sauraient les laisser de côté. En matière d'hystérie principalement, le point de vue doctrinal ne peut se séparer du