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vant, l’hystéro-traumatisme interne et l’hystérie ne for-
* ment, au point de vue nosographique, qu’une seule espèce
morbide, si « toutes ces hystéries que l’on pourrait appe-
ler accidentelles ne sont en somme que l’hystérie », ce
n’est pas une raison pour mettre de côté l’élément étio-
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logique. Les agents provocateurs de l’hystérie sont au
contraire tellement importants qu’ils impriment souvent
un cachet particulier à la maladie.
À) On sait bien, depuis les leçons de Charcot, que le traumatisme détermine souvent des hystéries locales, qu'un D": choc sur le bras, par exemple, est souvent, dans ces cir-
constances, suivi d’une monoplégie brachiale, qu’un coup
sur la hanche provoque l’apparition d’une coxalgie hystérique. Les faits de ce genre abondent dans la littérature médicale. Lasèque (1) rapporte le cas d’une jeune fille de | 14 ans qui, à la suite du séjour d’un grain de sable dans Ru l'œil, fut prise de blépharospasme hystérique. M. Potain À à raconte l’histoire d’un jeune garçon qui, étant monté sur
un arbre à Vichy, tomba sur l’épaule et eut une para-
lysie hystérique du deltoïde.
‘44 L'influence de agent provocateur sur la localisation des troubles nerveux se remarque également dans l’hystérie
be sy philitique, dans l’hystérie saturnine, etc.
1. Lasègue. Des hysléries périphériques. Arch. génér. de mede-
À cine, juin 1878.
Un fait très intéressant a été rapporté par M. Potain (1). JL s’agit d’un saturnin qui fut atteint d’une paralysie des extenseurs d’un côté ; cette paralysie était bien de nature hystérique, puisque les courants faradiques provoquaient des contractions très énergiques, et qu'au moyen de l’aimant on pouvait faire passer la paralysie du bras droit au bras gauche et vice versa.
Ce qui est vrai pour les intoxications, pour le trauma- Dans toutes les observations nous constatons l'influence de la maladie causale sur la localisation des phénomènes morbides. Dans l’observation V nous voyons que la névrose groupe ses manifestations sur la moitié droite du corps et, plus spécialement, sur les régions qui sont le siège des irradiations douloureuses de la colique hépatique.
L'observation VI, bien qu’on doive apporter une cer-
taine réserve à son interprétation, paraît cependant aussi concluante à ce sujet. La maladé dont il y est question | avait du côté du cerveau une cause d’irritation permanente. Aussi chez elle l’hystérie présenta surtout des phénomènes cérébraux, à savoir la céphalalgie intense, le délire, linégalité des pupilles, etc., analogues à ceux qu’on observe dans la méningite tuberculeuse.
Nous verrons qu'au point de vue thérapeutique les conditions étiologiques ont aussi leur importance et qu’en dehors des moyens de traitement employés généralement contre l’hystérie, on devra mettre en œuvre ceux qui s'adressent à l'élément étiologique, à la diathèse qui a été
le point de départ des accidents nerveux.