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D'un autre côté, M. Charcot et ses élèves affirment que les symptômes d'ordre dynamique observés dans lhystéro-traumatisme ne différent en rien des symptômes habituels de l’hystérie la mieux caractérisée et que chaque type de la série traumatique a son « sosie » dans la série des cas d’hystérie la plus légitime, survenant sous les causes les plus diverses. De plus, ils réfutent victorieusement, croyons-nous, les arguments des premiers,
La raison de ce schisme n’est peut-être qu’une simple question de mot; et, comme le disait très explicitement M. le professeur Brouardel dans un congrès de médecine légale, « si l’on supprimait le mot hystérie, nous serions bien près de nous entendre ».
En réalité lhystérie, quelle que soit la cause occasionnelle qui la produit, est toujours identique à elle-même et, en France comme en Allemagne, c'est la doctrine de l’école française, de lhystérie « une et indivisible » qui prévaut aujourd’hui.
Niles traumatismes, ni les intoxications, ni la terreur, ni « l’amour même » ne sont capables de produire des hystéries distinctes. La rétine n’a qu’une manière de réagir aux excitations, piqûres, brûlures, faradisation, etc. Cette réaction est toujours une sensation visuelle, « La sensation visuelle est une constante physiologique, comme l'hystérie est une constante pathologique ». (Brissaud).
Si la notion de causalité doit dominer toute la pathologie, si, comme on l'a dit, l’avenir est à la pathogénie, il ne s’ensuit pas que toutes les maladies soient condam-
nées à ne plus porter que le nom de la cause qui les
ER SU provoque. « La spécificité de l’agent morbigène n'exclut pas la spécificité du malade. »
Nous connaissons tous certaine leçon clinique d’un chirurgien qui divisait les fractures de la jambe en « fractures par coup de pied, fractures par coup de poing, fractures par coup de maillet, fractures par coup de bâton, etc ». Certainement, les classifications à base étiologique ont du bon, mais elles n’ajoutent ni n’enlèvent rien à la fracture, ni à l’hystérie, envisagées en ellesmêmes. Nous dirons donc avec Charcot : « Il n’y a pas de forme spéciale d’hystérie traumatique, la clinique est semblable à celle des cas spontanés. » |
Les différents facteurs étiologiques de lhystérie, les émotions morales, les irritations locales internes, etc., ne jouent donc que le rôle de causes occasionnelles.
« Prenons deux individus, l’un indemne de toute prédisposition, l’autre entaché d’une tare héréditaire quelconque. Ces deux hommes suivent le même chemin, sont arrêtés par les mêmes obstacles, mais le moindre caillou qu'ils heurteront du pied sur la route fera à peine trébucher l’un, tandis qu'il fera choir lautre. Le premier pourra marcher de lavant en toute sécurité, le second aura tout à craindre des mille petits incidents du voyage. » En d’autres termes, une cause occasionnelle n’a d’action que sur ceux qui lui prêtent le flanc. Jamais le traumatisme interne ne pourra créer l’hystérie de toutes pièces, mais il est capable de la provoquer chez ceux qui s’y prêtent.
Or, cette prédisposition, quelle est-elle ? Cest Phérédité.
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La cause primordiale de lhystérie; dit Charcot, est lhérédité ; que celle-ci soit similaire : mère hystérique, fille hystérique ; qu’elle agisse par transformation: le ou les jénérateurs ou les ascendants étant atteints d’une affection nerveuse autre que l’hystérie elle-même,
En parlant de l’épilepsie, Hippocrate disait : « Elle a sof principe dans l’hérédité; car si des parents phlegmatiques mettent au monde des enfants phlegmatiques, les. bilieux des enfants ‘bilieux, les phthisiques des enfants phithisiques, si ceux dont la rate est engorgée et dure ont des enfants dont la rate est engorgée et dure, rien n’émpêche que les parents qui sont atteints d’épilepsie aient des enfants qui en soient également atteints, puisque la semence émane de toutes les parties du corps, viciée si elle émane des parties viciées, saine si elle émane des pärties saines. » Cette phrase s’appliqué parfaitement à l’hystérie, et, suivant le mot de Hoffmann. « Jn feminis malum hystericum... in liberos per nativitatem transtre, constantis Semper et perpeluæ furt observationts. »
Si partout on ne trouve pas cette gr ande cause prédisposante qui est Patavisme, c’est que ces observations orit trait à des malades d'hôpital, gens du peuple, séparés de leur famille souvent dès leur plus tendre enfance, ou | à des malades qui sentent, suivant le mot d’Aug. Comte; « que les morts dominent les vivants » et cèlent au mé. decin, par une prévention inexplicable, leur tare héréditaire. En tout sas, les observations où l’hérédité existe sont en assez grand nombre pour qu’on DS passer les autres pour aïrisi dire sous silence:
Nous ne saurions d’ailleurs insister sur ce fait prouvé
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