‹ L'Ictère Émotif: chez l'enfantChapitre 7 sur 25 · EC VAS · texte numérisé non relu

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le physiologiste Maudsley, la passion que l’on ressent est le côté subjectif de la commotion cérébrale, c’est son passage d’une base physique à la conscience.

Pour d’autres auteurs, il ne faut point séparer le phénomène intellectuel du phénomène physique, ainsi pour M. Ribot : « Aucun état de conscience ne doit être dissocié de ses conditions physiques; ils composent un tout naturel qu’il faut étudier comme tel. L’émotion est un seul et même événement traduit en deux langues ». De même pour Bain, les changements physiques et les modifications psychiques sont les deux côtés « d’une unité à deux faces ».

Ces derniers auteurs ont éliminé toute notion de cause et d'effet à laquelle s’attachent les précédents, et ils ont substitué, comme l’exprime M. Ribot, une conception unitaire à la conception dualiste des premiers.

La vérité nous semble être chez eux. L’émotion même dans ses formes inférieures, comporte toujours un phénomène psychique; dans ses formes les plus élevées, elle comporte encore un phénomène physique, toujours évident : Malebranche lisant Descartes souffre de palpitations si violentes qu’il pense en mourir, Pascal est tourmenté d’incessantes douleurs physiques. Hamilton, découvrant la méthode des quaternions sent brusquement « comme la fermeture d’un courant galvanique ». Grétry note que son pouls est sensible à la mesure et que ses pulsations varient suiyant les mouvements d'un chant intérieur. (Cité par Ribot.) +

Quoi qu’il en soit, et que les auteurs accordent une importance plus grande à l’un des événements psychique ou physiologique qui constituent l’émotion ou qu'ils les considèrent comme équivalents, tous admettent dans l’émotion la présence des deux phénomènes : intellectuel et physique.

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