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Plus grave, assez rare heureusement, est la pyéléphlébite de la veine porte, dont l’évolution est généralement rapide, vers une ascite intarissable et de grandes hémorragies digestives.
2) PBiliaires. à Les séquelles cliniques sont extrêmement fréquentes :
— point de Murphy douloureux, — dyspepsie de type biliaire, — douleurs de coliques hépatiques.
La lithiase semble rare dans les suites éloignées.
Ces séquelles semblent faites d’iritabilité, et de sa conséquence, spasmes du cystique et du sphincter d’'Oddi ; irritabilité vésiculaire qui se traduit à la radiomanométrie par une pression résiduelle grimpante, et au tubage par une vésicule concentrant faiblement.
Précisons tout de suite que la contraction des voies biliaires, comme celle de tout muscle lisse, semblant associer une onde de contraction à un relâchement en aval, il n’est pas étonnant que les deux épreuves principales d'exploration biliaire, tubage minuté et radiomanométrie, donnent parfois lieu à des interprétations différentes ; l’une, le tubage, étant le déroulement physiologique d’une chasse biliaire, l’autre, la manométrie, le passage en force d’obstacles au moyen d’un liquide sous pression, souvent irritant pour les voies biliaires.
3) Gastro-duodénales.
De type inflammatoire, souvent spasmodiques, les séquelles sont fréquentes, nous y reviendrons plus loin.
4) Intestinales.
Même lors d’une évolution normale, ces sujets présentent fréquemment pendant de longs mois, des alternatives de diarrhée et de- constipation et surtout des colites de fermentation.
5) Pancréatiques.
Sont rares, mal connues plutôt, la glande étant d’ex-
ploration difficile. On cite quelques cas de diabète
évolutif dans les suites immédiates.
PA Le HR
b) Séquelles extra-digestives
1) Rénales.,
L’albuminurie est fréquente au début de lictère. Lorsqu'il se prolonge, il est habituel de trouver dans les urines des cylindres granuleux. A l’heure actuelle, il semble que l’on redonne une place au rein dans la pathogénie des œdèmes hépatiques. Dans le cas qui nous intéresse, en règle, les troubles régressent à la guérison. 3
2) Respiratoires.
Nous avons vu qu’au début, le virus diffusant dans tout l’organisme pouvait faire apparaître une symptomatologie pulmonaire. On peut voir à cette période des infiltrats labiles à type de pneumonie à virus. A la guérison, il ne reste généralement qu’une anergie.
3) Nerveuses.
Nous avons noté à la période pré-ictérique, des troubles nerveux, céphalés, insomnie, signes méningés qui disparaissent vite. Il persiste cependant fréquemment une dystonie neurovégétative, d'intensité variable provoquée ou peut-être révélée par l’ictère,
Voici ce qu’apprend la clinique de l'hépatite ictérigène. Mais des examens para-cliniques en ont considérablement étendu le champ d’étude : examens radiologiques, anatomiques, biologiques.