‹ L'ictère hépato-biliaireChapitre 9 sur 32 · LE TO · texte numérisé non relu

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mois, les séquelles hépato-vésiculaires sont habituelles.

L'ictère à rechutes, reprise pour les uns, rechute pour les autres, se voit surtout chez les malades mal traités ou levés trop tôt. La crise urinaire n’a été qu’ébauchée ou même est bien survenue, lorsque l’ictère réapparaît, cette fois de type rétentionnel, avec gros foie, selles décolorées. La rechute est généralement traînante, cédant lentement au tubage.

L'ictère prolongé cirrhogène que nous étudierons avec les séquelles.

L'ictère grave, dès l’abord nous nous heurtons à la principale, la seule difficulté d’après nous. La conservations du terme ictère catarrhal, critère clinique, nous empêche, devant une forme mortelle, de parler d’hépatite suraiguë, critère anatomique, et, ictère suraigü ne voulant rien dire, nous oblige à conserver l’emploi du mot ictère grave,

Un mot d'historique va nous renseigner sur sa valeur.

Une série d’ictères dont l’évolution fatale autorisait lautopsie qui montra des lésions hépatiques, permit à ROKITANSKI, puis à FRERISH, de décrire un ictère rapidement mortel avec atrophie jaune et nécrose lobulaire du foie, qui prit le nom d’ictère grave,

Ce terme subit l’évolution habituelle, des cadres basés sur une coïncidence clinique :

1) changement de critère, qui, d’anatomique devint physiologique, l’ictère grave est considéré comme le summum de l'insuffisance hépatique.

2) élargissement, envahissement des cadres voisins, il englobe d’un côté tous les ictères qui tournent mal, d’un autre, toutes les insuffisances hépatiques mortelles, avec ou sans ictère. Le monstre est né.

Depuis de nombreuses années déjà, de multiples travaux cherchent à en fixer les limites, avec deux tendances principales :

a) l’étendre à toutes les grandes insuffisances hépatiques ;

b) le ramener à la maladie de RoKITANSKI-FRERISH, quitte à préciser secondairement les limites de celle-ci, son existence éventuelle,

SR Fe

En réalité, le problème est mal posé, puisque les auteurs se demandent ce que représente l’ictère grave.

Le vrai problème est tout autre. Ce terme a été créé, il y a un siècle pour des raisons pratiques ; ces mêmes raisons existent-elles encore, qui en autorisent la survie ? Au contraire, de nombreuses s’y opposent.

D'ordre littéral. La plupart des auteurs interrogés se satisfont de cette réponse : ictère grave:est l’ictère dont on meurt. En français, langage précis, grave n’a jamais voulu dire mortel.

D'ordre clinique. L’hépato-néphrite spirochétosique mortelle, l'hépatite suraigüe à virus, les grandes hémorragies digestives de la pyélé-phlébite de la veine porte, le coma hépatique au cours d’une cirrhose, avec sub-ictère, représentent des entités cliniques, thérapeutique, précises. Le terme ictère grave, depuis longtemps, ne représente plus rien ; son emploi est , maintenant devenu une gêne. Mais on lutte contre une habitude.

Séquelles :

L’hépatite ictérigène à virus, affection bénigne, laisse cependant fréquemment des séquelles :

a) digestives : hépathiques, biliaires, gastro-duodénaux, intestinaux.

pancréatiques ;

b) extra-digest :

rein, appareil pulmonaire, système nerveux.

a) Séquelles digestives

1) Hépatiques.

Le plus souvent, il y a restitution ad integrum, comme le montrent les épreuves fonctionnelles, et les aspects anatomiques obtenus à la guérison. Lorsque l’ictère se prolonge, on peut voir apparaître une cirrhose, cirrhose jeune, péri-cellulaire qui s'étend et persistera.

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