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CLINIQUE DE L'ICTERE DIT CATARRHAL

La phase pré-ictérale se traduit par :

un malaise général avec lassitude extrême, des douleurs musculaires et articulaires, qui en imposent pour une grippe saisonnière,

Là dessus se greffent trois sortes de troubles :

1) un catarrhe rhino-pharyngé qui peut s’accompagner :

d’une angine pultacée, d’une trachéo-bronchite.

2) des signes neurologiques frustres :

céphalées, somnolence.

3) des troubles dyseptiques :

anorexie globale avec état nauséeux, rarement vomissements, sabure digestif, douleurs dans la région épigastrique, constipation opiniâtre.

Parfois le début est absolument silencieux ; pratiquement tout peut se voir, pendant les quatre ou cinq jours qui précèdent :

La période d'état :

L’état général semble s'améliorer, seule lasthénie

persiste. 48 heures après, les urines diminuent, se co-

lorent fortement. - L’ictère apparaît, atteignant d’abord les conjoncti-

ves, puis rapidement généralisé, cutanéo-muqueux, :

d'intensité variable, en règle ictère francs, surtout marqué à la face et aux plis de flexion, respectant plus

ENS vLu

ou moins la paume des mains et la plante des pieds. Il existe un dermographisme intense qui suit l’évolution clinique de lictère.

Les selles sont généralement décolorées, tout au moins au début, le prurit est plus classique que fréquent.

Le cœur est lent, 50, mais s’affole au moindre effort.

Le foie, légèrement augmenté de volume, est sensible. La vésicule n’est pas perçue. Il existe fréquemment une pointe de rate.

Evolution :

La maladie va évoluer pendant une à trois semaines. Généralement, à la fin de la première semaine, les selles se recolorent, de façon irrégulière. Le sabure digestif cède le premier. Puis l’ictère palit, les urines s’éclaircissent. Enfin, apparaît une crise polyurique qui va se prolonger plusieurs jours. Le sub-ictère conjonctival, le premier apparu, sera le dernier à disparaître.

La convalescence est très lente, moins longue cependant depuis qu’il est habituel de suralimenter les ictères, dès la période de début.

Enfin, l’anergie post-ictérique, fréquente, ROUE une surveillance radiologique.

Tel est l’ictère catarrhal classique.

Ictère apyrétique bénin à évolution cyclique.

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