‹ L'ictère hépato-biliaireChapitre 6 sur 32 · ARS LE · texte numérisé non relu

ARS LE

Cette scission achevée, demeurent trois expressions séquelles :

ictère catarrhal, ictère infectieux: bénin, ictère grave.

Nous réservant de revenir plus loin à l’ictère grave, nous allons nous occuper tout d’abord des deux premiers.

Le terme ictère catarrhal permit à ViRCHON (1864) de distinguer l’ictère dû à un bouchon muqueux de : Vostium cholédodien dans le vaste cadre des ictères.

Aujourd'hui, cette hypothèse pathogénique est oubliée depuis plus d’un demi siècle ; tous les nouveaux cadres partiels de l’ictère reposent sur une assise étiologique précise, l’ictère catarrhal persiste dans les esprits, demeure dans toutes les classifications, même lorsqu'il s’agit, dans lictère catarrhal sans ictère d'EPPINGER, d’un défi au langage.

Y a-t-il une autre raison à cette survie, qu’un terme pratique de facilité, qu’une puissance d’image ?

Les opinions sont variées

Pour les uns, de plus en plus nombreux, c’est la forme apyrétique de l’hépatite ictérigène à virus, et rien que cela.

Pour d’autres, c’est un diagnostic d’attente, de facilité, pour un ictère qui ne fait pas sa preuve étiologique. Nous sommes ramenés ainsi cinquante ans en arrière. |

Pour d’autres enfin, c’est l’ultime contenant d’un mélange mal défini, formé de vieilles croyances, en une cholédocyte, une duodénite, une pancréatite, d’origine infectieuse, alimentaire, allergique, ou plus mystérieuse encore.

La question est importante. Ne trouve-t-on pas, dans l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale, en 1951, sous la plume d’ALBEAUx-FERNET, au chapître des hépatites à virus : « sa forme catarrhale simple, sans fièvre, où la distinction d’avec l’ictère catarrhal repose sur des nuances, en particulier sur le taux de cholestérol, plus faible dans la phase de début de l’ictère catarrhal. » (Et de citer une référence de CHABROL, datant, il est vrai, de 1930).

ondes

Nous allons tout d’abord étudier la forme ictère catarrhal de l'hépatite à virus, pour, ensuite, par cer- {aines considérations sur la physiopathologie de l’ictère, qui nous entraîneront à en proposer un classement différent, aboutir à des conceptions thérapeutiques sensiblement nouvelles.

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