‹ L'idéalisme en Angleterre au XVIII?e siècle [microform]Chapitre 201 sur 235 · Lettre de Franklin, du 15 avril · texte numérisé non relu

Lettre de Franklin, du 15 avril

GEORGES LYON

■m LUDÉAUSME EN ANGLETERRE AU XVIII" SIÈCLE

raliste philosophe en est toujours demeuré à son objection favorite et la diatectique des Eléments n'a pas eu le don de faire évanouir ses doutes. —Pourquoi, insiste-t-il, douer le> pouvoir causal de cet attribut : Tintelligence ? Que toute cause doive être active, qu'entre l'inertie et l'incapacité de produire il y ait parfaite identité, fort bien. Mais il eût fallu s'en tenir là. « Je ne suis pas convaincu que » l'intelligence soit pour toute action un concomitant )) essentiel, car alors je ne pourrais, sans le supposer . intelligent, concevoir l'action d'un moulina » Johnson à cet argument obstiné oppose sa non moins tenace -réponse: séparer de l'intelligence la causalité, c'est former une conception discordante et en même temps multiplier les êtres en pure perte. D'ailleurs, Golden n'a-t-il pas, dans ses propres livres, admis l'initiative d'un Être intelligent de ■qui dérive l'action corporelle, confessant ainsi que la matière servait à cet Être d'instrument? « En sorte que ce que vous « appelez l'action d'un moulin ou d'une montre n'est en S> réalité qu'une série de passions jusqu'à ce que vous « veniez au principe de l'intelligence, qui se trouvera, en :^ fin de compte, être également le principe de l'action K » Unneau secondaire de la chaîne des principes, avait dit l'auteur de la Siris ; simple occasion pour la volonté omnisciente de s'exercer, avait répété le philosophe du Traité de la nature et de la grâce ; série de passions successives, dit au même sens Johnson. Pas plus dans sa correspondance que dans son enseignement, le premier ' Président de King's Collège n'aura laissé entamer le dynamisme spiritualiste qiie Malebranche avait hérité de

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