La Recherche de la Vérité
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» rons d'apprendre, c'est de connaître et de pénétrer dans » l'intérieur de cette substance dont le propre est de pen- » ser *. » Malebranche partage exactement à cet égard l'opinion de Gassendi. Cette impuissance où nous sommes de nous connaître clairement est, à son avis, l'une des suites de la chute originelle. En l'état actuel, « on ne con- » naît point l'âme, ni ses modifications, par des idées * ». Aussi, depuis le péché, en est-elle réduite à se chercher dans les choses de la matière. Veut-elle comprendre et sa nature et ses sensations, c'est sur des images corporelles qu'elle se les représente 3. Contrairement donc à ce qu'avait professé Descartes *, il faut tenir que si l'existence de notre esprit nous est connue préalablement à celle de tout autre objet, la nature de ce même esprit nous est moins clairement et distinctement manifestée que ne l'est celle des corps \ Nier que l'âme existe ne se peut que par un paralogisme sans excuse. « Toutes nos pensées en sont des dé- » monstrations incontestables, car il n'y a rien de plus » évident que ce qui pense actuellement est actuellement >) quelque chose «. » Mais d'espérer en apprendre avec même évidence plus long, c'est céder à un prestige.