‹ L'Idéalisme social (volume 2)Chapitre 40 sur 47 · SCIENCE SOCIALE · texte numérisé non relu

SCIENCE SOCIALE

DERNIERS VOLUMES PARUS

L'année sociologique, publiée sous la direction de E. Durkheim, professeur de sociologie à TUniversilé de Bordeaux, 3 années parues. Chaque année, i vol. in-8** . 10 fr.

Chercher dans les travaux historiques, ethnographiques, statistiques parus chaque année tout ce qui peut intéresser le sociologue, faits ou idées, en faisant voir les conséquences sociologiques qui en découlent, tel est le but principal de VAnnée sociologique; en outre, elle présente annuellement un tableau de la sociologie générale. Elle ne s'adresse pas seulement aux sociologues, mais à tous ceux qui sont curieux des problèmes sociaux; les ouvrages qui y sont étudiés sont l'objet d'analyses critiques étendues, et celles-ci sont méthodiquement groupées suivant la nature des questions; tous les principaux aspects de la vie sociale sont ainsi passés en revue. Enfin les spécialistes eux-mêmes, historiens du droit, des religions, économistes, ethnographes, y retrouveront les faits dont ils s'occupent, mais présentés d'un point de vue nouveau, puisqu'ils sont examinés d'après les principes de la méthode comparative. De ces comparaisons se dégagent des vues qui peuvent être utiles à des recherches plps spéciales.

Tables des matières des trois années parues

1« Année (1896-1807). — Dorkheim : La prohibition de l'inceste et ses origines. — 6. Simmel : Comment les formes sociales se maintiennent. — Analyses des travaux parus du 1*' Juillet 1896 au 30 Juij 1897 : sociologie générale, religieuse, morale, juridique, criminelle, économique, etc.

2« Année (1897-1898). — Dorkheim : De la définition des phénomènes religieux. — Hubert et Mauss : Essai sur la nature et la fonction du sacrifice. — Analyses des travaux (1897-1898).

3« Année (1898-1899). — Batzel : Le sol, la société et l'État. — Richard : Les crises sociales et la criminalité. — Steinmetz : Classification des types sociaux. — Analyses des travaux (1898-1899).

La Sociologie, par Auguste Comte, résumée par E. Rigolage, agrégé

de rUnivèrsité, i vol. in-8° 7 fr. 50

Ce livre est un abrégé de Touvrage du célèbre positiviste. Sans rien voulxjir lui enlever de son caractère, M. Rigolage pense avec raison que certains développements, inutiles et sans intérêt pour le lecteur de Tépoque actuelle, pouvaient en être facilement supprimés. La Sociologie n'a fait au contraire qu'y gagner. Elle est d'une lecture simple et facile, qui la rend accessible à ceux mêmes qui ne sont pas versésdans l'étude de cette science.

ENVOI FRANCO CONTRE MAND.\T-POSTE

Les lois sociales, par G. Tarde, professeur au Collège de France,

1 vol. in-i2 - 2 fr. 50

M. Tarde s'est proposé non seulement de donner le résumé de ses principaux ouvrages de sociologie générale, mais encore et surtout de mettre en. lumière, par des considérations d'ordre général, le lien intime qui les unit. Les rapports mutuels des trois termes, répétition, opposition, adaptation, sont aisément inlelligibles quand on considère la répétition progressive comme fonctionnant au service de l'adaptation qu'elle répand, et que, par ses interférences, elle développe, — à la faveur toutefois de l'opposition que, par ses interférences d'autre sorte, elle conditionne aussi — on peut croire môme, et Al. Tarde le démontre, que toutes trois collaborent à l'épanouissement de la variation universelle sous ses formes individuelles et personnelles les plus élevées, les plus larges et les plus profondes.

Les idées égalitaires, par C. Bouglé, chargé d'un cours à l'Université de Toulouse, 1 vol. in-8° 3 fr. 75

Pourquoi les idées égalitaires se sont-elles révélées dans la civilisation occidentale, et non ailleurs, une première fois, encore vagues, au crépuscule du monde antique, une deuxième fois, plus précises* à l'aurore de l'ère contemporaine?

De ce fait ni la problématique vertu des races, ni la mystérieuse puissance d'expansion des doctrines ne donnent une explication suffisante; M. Bouglé cherche à l'expliquer par les eiïels propres aux formes sociales. Par une observation abstraite des faits historiques, il constate que les sociétés où les idées égalitaires se sont montrées, étaient à la fois les plus volumineuses, les plus denses et les plus mobiles, les plus homogènes et les plus hétérogènes, les plus compliquées et les plus unifiées. Que tous ces caractères sociologiques ne coïncident pas seulement avec les idées étudiées, mais qu'ils puissent contribuer réellement à leur expansion, c'est ce qu'il essaie de démontrer par une sérié d'analyses psychologiques. La psychologie et l'histoire se mêlent donc perpétuellement et se soutiennent réciproquement dans cet ouvrage où la sociologie se présente comme spécifique, mais sans rester attachée aux métaphores et aux entités qui ont trop longtemps embarrassé la marche des sciences sociales.

(La Grande Revue.)

Les Sciences sociales en Allemagne, les méthodes actuelles, par C. Bouglé, 1 vol. in-i2 2 fr. 50

M. Bouglé, après un séjour dans les universités allemandes, a pensé qu'il serait utile de faire connaître ou de rappeler ce que pensent sur les questions sociologiques les Allemands. Il a choisi quatre professeurs occupés à la construction de sciences sociales différentes et il a pris chez Lazarus le plan d'une psychologie des peuples ; chezSimmel, celui d'une science de la morale ; chez Wagner, celui d'une économie politique, et chez Jhering, celui d'une philosophie du droit.

Ces professeurs représentent les tendances nouvelles des sciences sociales en Allemagne; l'auteur donne un résumé de leurs idées, accompagné d'un commentaire historique et philosophique. Dans une conclusion, il compare le mouvement sociologique d'Allemagne au mouvement français qui a déjà donné naissance à de si remarquables travaux, parmi lesquels nous rappellerons seulement ceux de MM. Tarde, Durkheim, Izoulet, Dépasse et Henry Michel.

La Justice par l'État, élude de morale sociale^ par P. Lapie, maître de

conférences à rUniversité de Rennes, i vol. in-12 2 fr. 50

En cherchant un principe qui permette de juger la valeur morale des institutions et des doctrines politiques, l'auteur a surtout en vue les institutions de la France contemporaine et les doctrines qui y sont professées. Mais si cet ouvrage n'a pas la prétention d'être purement scientifique, ce n'est pas non plus une œuvre de polémique ou d'actualité. Quel doit être l'idéal de l'État? Comment cet idéal pourrait-il être réalisé? Tels sont les deux problèmes dont l'auteur cherche la solution. Au premier il répond par une interprétation nouvelle de la déclaration des droits de V homme et par une définition nouvelle de l'idée de justice. Et il cherche ensuite, pour résoudre

ENVOI FRANCO CONTRE MANDAT-POSTE

le second, quelles modifications devraient subir les rouages politiques et administratifs de l'État pour être adaptés à sa fin essentielle qui est la justice,

L'Évolution du droit et la conscience sociale, par L. TanOxX, président à la Cour de Cassation, 1 vol. in-i2 2 fr. 5Q

Toutes les règles et les institutions juridiques ont été déterminées, d'une part, par les intérêts qui naissent des conditions de la vie, et d'autre part, parles états successifs de la conscience sociale. L'utilité proprement dite ne suflit pas pour expliquer toutes ces transformations et toutes ces règles. Leur explication totale, leur parfaite intelligibilité ne se trouvent que dans l'union de ces deux éléments. Ce sont eux qui ont inspiré, d'une manière plus ou moins consciente, les trouveurs de la coutume aussi bien que les inventeurs de la loi.

La relation nécessaire entre l'utilité et la conscience sociale, dans le droit, se révèle toujours; car cette utilité c'est Futilité sociale; ce rapport peut se reconnaître par la confrontation de l'utilité avec les autres idées de justice qui sont fixées dans la conscience sociale.

M. Tanon prouve que le terme de bien commun est celui qui conviendrait le mieux au principe du droit, si on veut le ramener à l'unité verbale, et le dégager des équivoques qui s'attachent toujours à l'idée de la simple utilité. Ce qui fait la valeur commune des généralisations, qu'on parle de l'utilité sociale, du bien commun, des conditions de la vie, du consensus des intérêts ou de la conscience sociale, c'est qu'elles opposent aux principes du droit naturel une conception positive de l'ordre juridique, seule compatible avec les données de sa formation historique. Leur valeur comparée vient de ce qu'elles expriment les évaluations sociales de toute nature, les biens matériels et moraux qu'il faut toujours savoir distinguer dans la réalité du droit, et qui font l'objet de toutes les règles juridiques.

La philosophie sociale du XVIIP siècle et la Révolution, par A. Espinas,

professeur adjoint à TUniversité de Paris, 1 vol. in-8^. ... 7 fr. 50

Après un chapitre d'introduction où la morale et la politique de l'absolu àont opposées à la morale et à la politique qui tiennent compte des conditions locales et historiques où toute société réelle se développe, M. Espinas signale rapidement les cinq grandes crises où le socialisme s'est affirmé comme doctrine : r la fin des cités grecques; 2» la fin de l'Empire romain (Christianisme); 3° la Renaissance en Angleterre et en Allemagne; 4° le xvm* siècle français et la Révolution qui le termine; 5* la Révolution de 1848. Mais comme d'ordinaire on volt seulement dans la Révolution, un mouvement individualiste engendré par une philosophie individualiste, M. Espinas a été conduit à montrer comment la philosophie égalitaire du siècle impliquait une théorie collectiviste du rôle de l'État en matière de propriété et quelles conséquences cette théorie a portées de Mirabeau à Robespierre et à Babeuf. Babeuf se rattache à la fois à la philosophie du xvni' siècle et à la pratique du gouvernement révolutionnaire. L'auteur raconte en détail la conjuration dont il éclaire l'histoire par des documents inédits, et analyse la doctrine philosophique de Babeuf et de Buonarroti, où il trouve les antécédents du Fouriérisme et du Saint-Simonisme.

La question sociale au point de vue philosophique, par L. Stein, professeur de philosophie à TUniversité de Berne, 1 vol. in-8°. . . 10 fr.

Quand on parle de la question sociale, on pense d'habitude principalement au côté économique de cette question. Et cependant, on ne devrait pas perdre de vue qu'à côté du point de vue économique il y a encore ceux de l'éthique, de la pédagogie, de la philosophie, du droit et de l'esthétique qui compliquent extraordinairement le problème et l'entravent en même temps.

Mais la philosophie a des droits particuliers à dire son mot dans la question sociale» Les premières tentatives entreprises pour formuler le problème social ont été faites par des philosophes, et l'histoire du socialisme, comme celle de chaque problème, est appelée à l'approfondir : elle ne peut que gagner à être présentée à la lumière de la philosophie.

C'est là ce qu'a voulu montrer M. Stein : son livre est un exposé clair de la situation

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actuelle; après avoir étudié les Fotnnes primitives de la vie sociale et de la vie en commun, il fait) une magistrale Esquisse d^un système de philosophie sociale, pleine d'originalité et de vues nouvelles.

Socialisme et science sociale, par Gaston Richard, agrégé de philosophie, docteur es lettres, 1vol. in-12 2 fr. 50

L'auteur ne considère pas le socialisme comme un parti qu'il faille ou combattre ou servir, mais comme un état d'esprit confus qu'il importe d'élucider. Sous le nom de socialisme, on entend fréquemment désigner la remarquable aspiration à la solidarité qui caractérise notre temps et qui agite non seulement les ouvriers et les employés, mais encore les classes libérales. Les syndicats de toutes sortes sont les signes de cette aspiration dont l'objet est l'atténuation de la concurrence économique.

Mais aujourd'hui les collectivistes concluent de l'atténuation de la concurrence à la disparition de la propriété et de l'initiative individuelle, et leurs raisonnements se présentent sous une forme scientifique, en apparence rigoureuse. C'est scientifiquement que l'auteur discute la valeur de leurs arguments, leurs conclusions et leurs prévisions. 11 démontre que le socialisme est une erreur, souvent professée sincèrement, mais issue fatalement de l'état imparfait des connaissances sociologiques et qui ne cédera que devant les progrès de la science sociale.

L'ouvrage débute par un historique du socialisme et un exposé de ses variations, et suit pas à pas ses efforts pour se constituer une histoire et une prévision des faits sociaux.

Psychologie du socialisme, par le D'' Gustave Le Bon. 2* édition, 1 vol.

in-8<^ 7 fr. 50

Le socialisme synthétise un ensemble d'aspirations, de croyances et d'idées de réformes, qui passionne profondément les esprits. Les Gouvernements le redoutent, les législateurs le ménagent, les peuples voient en lui l'aurore de nouvelles destinées. Cet ou vrage est consacré à son étude. On y trouvera l'application des principes exposés par l'auteur dans ses précédents ouvrages : les Lois de l'évolution des peuples et la Psychologie des foules. Passant rapidement sur le détail des doctrines pour retenir seulement leur essence, il examine les causes qui ont fait naître le socialisme et celles qui en retardent ou en favorisent la propagation. 11 montre le conflit entre les idées anciennes, fixées par l'hérédité, sur lesquelles reposent encore les sociétés, et les idées nouvelles, filles des milieux nouveaux que l'évolution scientifique et industrielle moderne a créés. Sans contester la légitimité des tendances du plus grand nombre à améliorer leur sort, il recherche si les institutions peuvent avoir une influence réelle . sur cette amélioration, ou si nos destinées ne sont pas régies par des nécessités tout à fait indépendantes des institutions que nos volontés peuvent enfanter.

Le Régime soc\dl\stQ^ principes de son organisation politique et économique.,

par Georges Renard, professeur au Conservatoire des arts et métiers,

1 vol. in-i2, 2« édition 2 fr. 50

Les socialistes ont le choix entre deux méthodes pour rendre intelligible leur idéal : la première serait de prouver que la crise sociale actuelle permet et exige la réalisation du socialisme; la seconde serait d'établir, d'une manière absolument abstraite et théorique, qu'un régime socialiste cohérent est chose logiquement concevable, et que, seul, il permet de satisfaire nos postulats modernes de liberté et de justice. De ces deux méthodes, la première est, de sa nature, plus agressive, peut-être plus efficace; la seconde est plus désintéressée, plus philosophique. M. Georges Renard a choisi la seconde; il l'a appliquée avec infiniment de ferveur simple, de logique pressante. Ce petit livre ne convaincra certainement pas tous ceux qui le liront; mais il donnera de l'estime pour les nobles convictions de l'auteur et son calme enthousiasme.

{Revue de Paris.)

Socialisme et problèmes sociaux, par Eugène d'Eichthal. 1 vol. in-12. 2 fr. 50

Ces études ont pour but commun l'analyse des diverses formes qu'a prises le socialisme contemporain depuis l'expansion du suffrage universel. L'auteur passe succes-

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sivement en revue le socialisme électoral, le socialisme dit • scientificue -, le socialisme d*Étal idéaliste, ou politique. H examine les faits et combat les doctrines. Sans nier la générosité de certaines tendances dites socialistes, il essaie de montrer • Timpraticabilité du socialisme s'appliquant à des choses pratiques », et les périls dont il menace les sociétés. Il veut prouver comment, sans le socialisme, le dévouement civique peut et doit naître des développements d'une science sociale bien comprise .et procurer aux hommes les fruits de justice et de bonheur relatif qu'on leur promet vainement au nom de doctrines incohérentes et chimériques.

Le Transformisme social, Essai sur le progrès et te regrès des sociétés^ par G. DE Greef, professeur à la Nouvelle Université libre de Bruxelles, i vol. in-8% 2* éd 7 fr. 50

Les problèmes relatifs au progrès et au regrès des sociétés peuvent et doivent être étudiés sous deux aspects différents : le premier, principalement subjectif, est du domaine de la psychologie collective; le deuxième, surtout objectif, embrasse les conditions et .les facteurs de la réalisation de ces phénomènes dans l'histoire, c'est-à-dire dans la vie concrète des sociétés. A ces deux points de vue, l'histoire des civilisations dégage, des formes transitoires de leur structure et de leur activité, des lois générales, universelles, constantes et nécessaires dont la connaissance constitue la philosophie du progrès et de la décadence de l'espèce humaine.

L'auteur, se basant sur ces données, débute par une étude de psychologie collective pour finir, en passant par l'observation des modes de progression et de régression dans les sociétés particulières, par une indication des lois les plus générales que, dans l'état de nos connaissances, il nous est possible d'abstraire des données antécédentes. Ce problème n'offre pas seulement un intérêt scientifique important, il touche directement à ce qui concerne aussi bien le bonheur individuel que le bonheur de l'espèce. L'un est impossible sans l'autre, ils progressent et régressent parallèlement; l'individu et la société ne sont pas une antithèse, chacun d'eux au contraire est, l'un ^n petit, l'autre en grand, la synthèse et l'image fidèle de l'autre.

les principes d'une sociologie objective, par Abolpbe Coste. 1 vol.

in-8« 3 fr. 75

La sociologie, cette science nouvelle du dix-neuvième siècle, a été mise au monde «et nommée par Auguste Comte, qui lui avait donné l'histoire pour principal guide. Depuis lors elle a voulu s'émanciper et s'est abandonnée tour à tour aux biologistes et aux psychologues, qu'une l'ont pas fait beaucoup avancer. Ne serait-il pas temps de revenir à l'idée première et générale d'Aug. Comte, sans néanmoins se soumettre aux déterminations un peu trop précises et souvent prématurées du philosophe positiviste? Ne pourrait-on, en un mot, reprendre le chemin d'une science objective et expérimentale? C'est co que M. Adolphe Coste a tenté. Il est parti du principe relativiste de Comte, il a cherché à s'inspirer de sa méthode, mais, quoique fort déférent pour ce grand penseur, il n'a pas craint de se séparer de ses conclusions lorsqu'elles ne lui ont paru conformes ni aux principes ni aux faits.

L'expérience des peuples et les prévisions qu'elle autorise, par Adolphe

Coste, 1 vol. in-S**, faisant suite à la Sociologie objective. . . 10 fr.

Dans cet ouvrage, qui fait suite au précédent, mais qui est complet par lui-même, M. Coste décrit, dans l'ordre historique et sous une forme concrète, l'évolution des quatre phénomènes fondamentaux auxquels il ramène le fonctionnement social proprement dit, à savoir : le gouvernement, la production, la croyance et la solidarité. Il établit la concordance de leurs périodes essentielles, et montre qu'elles sont corrjélatives au développement et à la concentration urbaine delà population. Cette conclusion lui permet, dans un curieux travail qu'il dénomme sociométrie, de mesurer la puissance comparative et l'avancement social des différentes nations.

Le rôle social de la Femme. Devoirs^ droits, éducation , par M™^ Anna

Lampérière, 1 vol. in-12 2 fr. 50

Pour M»»^" Lampérière, le rôle de la femme dans la société doit être absolument différent de celui de l'homme; elle doit être sa collaboratrice et non sa concurrente;

ENVOI FRANCO CONTRE MANDAT-POSTE

elle doit êtfe employée comme organisatrice et non comme productrice; en un mot, le rôle social de la femme est de se dépenser pour la société, pour la race, comme son rôle familial est de se dépenser pour la famille.

L*auteur repousse donc l'identité des droits entre l'homme et la femme et affirme seulement le principe du droit de la femme à être protégée.

Partant de ces idées, M^^ Lampérière étudie diverses situations de la femme, notamment à l'atelier et dans le mariage. Elle termine en traitant de 1' « éducation de €ette éducatrice », et expose le but et les statuts de la Société cV éludes féminines^ créée précisément en vue de cette éducation.

Dans la même collection

BERTAULD, sénateur, professeur à la Faculté de droit de Gaen. — L'ordre social et l'ordre moral. 1 vol. in-18 2 fp. 50

— De la philosophie sociale. 1 vol. in-18 2 fr. 50

GOSTE (Adolphe). — Les conditions sociales du bonheur et de la force. 3*^ édit.,

augmentée d'une préface nouvelle. 1 vol. in-18 2 fr. 50

DURKHEIM, professeur à la Faculté des lettres de Bordeaux. — De la division du travail social. 1 vol. in-8 7 fr. 50

— Les règles de la méthode sociologique. 2^ édition, 1 vol. in-12 2 fr. 50

FRANCK (Ad.), de l'Institut. — Des rapports de la religion et de l'État. 2* édit.,

augmentée d'une préface nouvelle. 1 vol. in-i8 2 fr. 50

— Philosophie du droit civil. 1 vol. in-8 5fr.

— Philosophie du droit pénal. 5' édit., 1 vol. in-18 2 fr. 50

GAROFALO, conseiller à la cour d'appel et professeur agrégé à l'université de

Naples. — La superstition socialiste, traduit de l'italien par A. Dietrich. 1 vol. in-8 5 fr.

— La Criminologie. 4" édit., 1 vol. in-8 5 fr.

GREEF (De), professeur à la Nouvelle Université libre de Bruxelles. — Les lois sociologiques. 2' édit., 1 vol. in-18 2 fr. 50

GUYAU (M.). — L'art au point de vue sociologique. 2* édit., 1 vol. in-8. 7 fr. 50 ÏZOULET (Jean), professeur au Collège de France. — La cité moderne. Métaphysique de la sociologie. 4* édit., 1 vol. in-8 10 fr.

JANET (P.), de l'Institut. — Les origines du socialisme contemporain. 3*" édit., 1 vol. in-18 * 2fr. 50

— Philosophie de la Révolution française. 5"* édit., 1 vol. in-18 2fr. 50

LAVELEYE (E. de), correspondant de l'Institut. — La propriété et ses formes

primitives. 4* édit. refondue, 1 vol. in-8 10 fr.

— Le gouvernement dans la démocratie. Z*' éd., 2 vol. in-8 15 fr.

MARION, professeur à la Faculté des lettres de Paris. — De la solidarité morale.

5e édit., 1 vol. in-8 5 fr.

MAUS. . — De la justice pénale. Étude philosophique sur le droit de punir. 1 vol.

in-i8 2 fr. 50

NORDAU (Max). — Paradoxes sociologiques, traduit de l'allemand par Auo.

Dietrich. 2« édit., 1 vol. in-18 2 fr. 50

— Les mensonges conventionnels de notre civilisation, traduit de l'allemand par Auo. Dietrich. 1 vol. in-8, 2" éd 5 fr.

NOVIGOW (J.). — Les luttes entre sociétés humaines et leurs phases successives. 2* édit., 1 vol. in-8 10 fr.

— Les gaspillages des sociétés modernes, contribution à l'étude de la question sociale. 2° édit., 1 vol. in-8 i 5 fr.

PIOGER (Julien). — La vie sociale, la morale et le progrès, essai de conception expérimentale. 1 vol. in-8 ^ 5 fr.

SPENCER . (Herbert). — Principes de sociologie, traduits par MM. Gazelles et

Gerschell. 4 vol. in-8 36 fr. 25

On vend séparément: Tpme I, 6' éd., 1 vol. in-8, 10 fr. ; Tome II, 4* éd., 1 vol. in-8, 7 fr. 50.; Tome III, ^éd., 1 vol. in-8, 15 fr. ; Tome IV, i vol. in-8. . 3 fr. 75

— Essais politiques, trad. par M. A. Burdeau. 5® éd., 1 vol. in-8 7 fr. 50

— Essais sur le progrès, traduit par M. A. Burdeau. 4® édit., 1 vol. in-8. 7 fr. 50

— L'individu contre l'État, traduit par M. J. Gerschell. 5* édit., 1 vol. in-l8. 2 fr. 50 SANZ Y ESCARTIN, membres de l'Académie royale des sciences morales et politiques

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de Madrid. — L'individu et la réforme sociale, traduit de Fespagnol par Auo.

DiBTRicH, 1 vol. in-8 10 fr.

STUART MILL (J.). —L'utilitarisme, traduit par M. P.-L. Le Monnier. 2« édit., 1 vol.

;n-18 2 fr. 50

TARDE (G.). — Les transformations du droit. 2« édit., i vol. ia-18. ... 2 fr. 50

— Les lois de l'imitation, é/ude^octo/oçi^we. 3" édit., 1vol. in-8 7 fr. 50

— La logique sociale. 2* édit., 1 vol. in-8 7 fr. 50

— L'opposition universelle. Essai cTune théorie des contraires, 1 vol. in-8. . 1 fr. 50

— La criminalité comparée. 4*" édit., 1 vol. in-18 ' 2 fr. 50

ZIEGLER, professeur à l'Université de Strasbourg. — La question sociale est une'

question morale, traduit de Tallemand par M. Palante. 2* édit., 1vol. in-lS. 2 fr. 50

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