‹ L'idée de Dieu d'après l'anthropologie et l'histoire: conférences faites enChapitre 23 sur 23 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DES MËTBODBS UUI rEKHETTENT D'ATTEINDRE LB DËVELOPPEHENT PKËRISTOBIQDE DES RELIGieNS.

Croyances et institutions religieuses qu'on découvre au début de l'histoire. — Impuissance de la méthode historique pour en reconstituer les commencements' -- Nécessité dereeotirtr àlaméthod«e<nn[mraliTe

Hotirs de croire ilue l'évolution générale de l'humanité S'est développée dans un sens progressif; d'où l'on peu! présumer l'humilité de nos origines. — Réfutation de la thèse que l'homme aurait débuté par un haut étal dé culture. — Point de départ du développement religieux. — Valeni* du critérium offert par les traditions antiques et les livres sacrés des différents peuples

Conclusions de la lii^uistique. — Forme et nature des conceptions formulées à l'origine des langues. — Impuissance de leurs créateurs à formuler des idées abstraites . .

Constatations de l'archéologie préhistorique. — Les usages funéraires à l'époque du mammouth ; à l'époque du renne ; aux temps néolithiques. — Les mégaHthes. — La trépanation des crânes, — Traces d'idolâtrie ; le culte de ta bacbe. — De la niéUiode en archéologie préklatoriqne ....

324 TABLE DES HATIÈBES.

Indications Tournies par le folklore. — Les gleuses dans les coutumes populaires; dans les usages sociaux; dans les liturgies ecclésiastiques 51-39

Recours à l'ethnographie comparée : sa légitimité et son importance. — Jusqu'à quel point le sauvage contemporain est un primitif S9-43

Nécessité d'appliquer ou sentiment religieux la loi générale de la contiauilé et du progrès. — Comment se pose désormais le problème i348

GENÈSE DE LA NOTION UD DIVIN. — LE CULTE DE LA NATURE ET LE CULTE DES MORTS.

Définition de la religion. — La religion a-t-elle débuté par la réQesion ou le sentiment? — Le sentiment religieux existet-il chez les animaux ? 49-5 •

Extension abusive de la personnalité. — Attribution de tout mouvement ii un agent personnel, — Les métaphores du langage favorisent cette illusion, mais elles n'en sont pas la cause. — Dans quelles limites i' enfant et le sauvage confondent le personnel et l'impersonnel 54-66

La notion de divinité implique une supériorité et un mystère. ~- Distinction originaire entre le naturel et l'anormal. — Divinisation des phénomènes que l'homme ne peut comprendre ou dominer. — La physiolâtrie. — Du sentiment de la crainte et de l'idée de l'inlini, comme mobiles de la religion. — La vénération s'adresse à un pouvoir actif avec

lequel on peut nouer des relations 66-74

Confusion de la coïncidence avec la causalité 74-77

Assimilation du rêve à la réalité. — Action du rêve sur la multiplication des êtres surhumains et sur l'extension de leurs attributs 77-81

Dédoublement de la personnalité dans les rêves. — Notion de

:. — Sources du culte des morts 81-86

Les premiers rites. — La prière à ses débuts. — Théorie primitive du sacrifice. — Procédés d'intimidation à l'égard des êtres surhumains. — La sorcellerie. — Sources du symbolisme. — La conjuration a-t-elle précédé la propitiation! 86-103

TABLE DES MATIEItES.

CHAPITRK m.

S 1. Le potydémonisme {spiritisme, fétichisme, idolâtrie).

Dans la viincration des objots naturels, le culte is'udrirsiie :i la personnalité dont on les croit investis. — Cette pe ■'sonnaille conçue, par analogie avec la pcrsonaatllé humaine, sous la forme d'un double sépar.ible de son enveloppe. — La distinction de l'âme et du corps étendue à tous les objets personnifiés. — Ce que devient la masse des âmes mises en liberté par la disparition de leur enveloppe visible. — Le spiritisme. — Comme quoi la croyance auï esprits n'a pas forcément sa source dans la nécroUtrie 103-li6

Phénomènes religieux se rattachant au, spiritisme. — Obsession, possession, talismans, fétiches. — Croyance que l'appropriation d'un objet assure les services de l'esprit logé à l'intérieur. — Sources du fétichisme. — L'idole est un fétiche perfectionne, — Différents mobiles de l'idolâtrie. — Critique de la thèse que les idoles ont commencé par être des représentations symboliques. — L'Idolâtrie constitue-t-elle un progrès? 116-130

§ 2. Le polythéisme. — Organisittion de la société divine.

Arrêts de développements et symptiimes de dégénérescence dans les croyances de certaines populations. — L'évolution progressive de l'idée de Dieu commençant par la différenciation des puissances surhumaines. — Prépondérance accordée aux régents des principaui phénomènes, aux âmes des morts illustres, aux génies des espèces, des collectivités sociales et des abstractions morales ISO-llS

Subordination des esprits aux dieux. — Hiérarchie divine modelée sur les hiérarchies terrestres. — La société divine chez les Indo-Européens ; les Égyptiens; les Mésopotamlens;les Sémites occidentaux; les anciens Américains; les Chinois 14S-165

TABLE Des MATIÈRES.

S 1. Dualisme physique. — La luttepour l'ordre.

Égoïsme des premiers dieux. — Alliance entre l'homme et ses dieux. — Râle de la mythologie dans la religion. — Comment les dieux ont assumé la mission de faire régner l'ordre dans l'univers 165-171

Dualisme des personnalités* surhumaines qui représentent respectivement les forces hostiles et les forces bienfaisantes de la nature. — Accentuation du dualisme au cours de révolutU>n religieuse. — Confiance dans le triomphe final des divinités bienfaisantes. — Notion de l'ordre cosmique engendrée par le spectacle de la régularitédes phénomènes. 171-181

Restriction graduelle du domaine laissé à l'srbiiraire divin. — Personnifications de l'ordre naturel mises au-dessus des anciens dieux. — Le dieu suprême auteur et soutien de l'ordre cosmique 181-188

§ 2. Dualisme moral. — La lutte pour le bien.

L'absurdité et l'immoralité des actes attribués aux dieux s'expliquent tantdt par l'application de métaphores aux phénomènes naturels, tantdt par la condition barbare des généi'ations antérieures, — Indépendance réciproque de la monde et de )a religion à l'origine des cultes. — Action exercée par le sentiment religieux sur la consolidation des rapports sociaux 18'J-1!H

Sanction divine du serment. — Intervention des dieux dans les ordalies. — Punition, par les dieux, des attentats contre la communauté. — Conception d'un ordre moral sur le plan de l'ordre cosmique 104-2(14

Alternative de l'impuissance ou de l'injustice divines devant les violations impunies de l'ordre moral. — Solution oITerte par le recours à la vie future. — Conception de la vie future comme identique à la vie présente, comme meilleure ou comme pire. — Répartition des âmes entre divers séjours, suivant leur conduite en ce monde. — La théorie de la continuation et la théorie de la rétribution. — Rémunération posthume et rémunération terrestre 20i-216

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