‹ L'idée de Dieu d'après l'anthropologie et l'histoire: conférences faites enChapitre 4 sur 23 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ethniques. Mais H nous est impossible de pëoétrer plus loin par l'observation directe.

La préhistoire das religions.

Partout, à mesure qu'on remonte la chaîne des siècles, on voit tes documents écrits se faire de plus en plus rares, puis cesser tout à fait, et il semble que le sol se dérobe sous les pieds de l'investigateur. Cependant, dès lors, nous entrevoyons, toutes formées déjà, des croyances et des institutions qui devaient se perpétuer jusque dans les religions actuelles, à travers toute la série des cultes intermédiaires.

Ces éléraenis communs à toutes les religions organisées peuvent se classer de la sorte :

i" La croyance à l'existence d'êtres surhumains qui interviennent d'une façon mystérieuse dans la destinée de l'homme et dans le cours de la nature;

2* Des tentatives, tantôt pour se rapprocher de ces êtres ou pour les écarter, tantôt pour prévoir l'objet et la forme de leur intervention, tantôt pour influencer cette intervention, soit par la propltiation, soit par la violence;

3° Le recours à l'entremise de certains hommes regardés comme spécialement aptes à réussir dans ces

ise de certaines coutumes sous la sanction nces surhumaines.

de supposer que ces facteurs des premières e soient brusquement formés à un moment

HÉTllODES POUR ATTEINDRG LA PRÉHISTOIRE DES ItELlGIONS. 3

donné, il Faut bien admettre qu'ils ont eu un développement rudimentaire avant leur apparition dans Thistoire. Pour retrouver ce développement, on s'est adressé respectivement à la psychologie, à la linguistique, à l'archéologie préhistorique, au folklore. à Tethnographie. Toutes ces sciences ont leur mol à dire dans le problème, et ce n'est pas trop de leur concours pour le résoudre. Toutefois, c'est surtout l'ethnographie comparée ou descriptive qui , par l'abotidauce de ses informations, nous aide à suppléer ici à l'insuffisance des renseignements historiques.

Il n'y a là, d'ailleurs, qu'une application de la méthode comparative, si justement glorifiée par Freeman comme une des conquêtes les plus précieuses de notre siècle. Cette application se voit désormais admise sans conteste dans les recherches sur les commencements du langage, de l'art, de la famille, de la propriété, du droit, de la morale même, comme on peut le constater par les ouvrages, désormais classiques, des Bachoven, des Freeman, des de Laveleye, des Giraud-Teulon, des Summer Maine, des Mac Lennan, des Max Muller, des Lubbock et des Starcke, sans comfiter les nombreux ouvrages de sociologie qui se sont inspirés de la même méthode, surtout en Angleterre et en France, pour retracer l'ensemble de l'évolution humaine.

Les phénomènes religieux, à leur tour, ont été soumis à ce traitement par des théologiens éclairés, comme MM. Tiele et Réville, qui , sur ce terrain, peuvent donner la main à des ethnographes comme M. Edw.-B. Tylor, à des sociologues comme M. Herbert Spencer, à des folkloristes comme MM. Andrew

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