V. Janet et Séailles, op. cit
l'idhk db finalité
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elle abolit la nécessité ; au stade suivant elle- est le coT/Zotr dans If intérêt de Findividu etpnend ainsi le' caraetèPe finaliste ; la constance dians la spon^ tanéité, étendue à l'espèce, équivaut à. la nécessité; et la loi se pose. Ghez Fhomme, en se pénétrant de jugement, là spontanéité abouUt à la vx)lonté réfléchie et engendre l'acte libre*.
Parmi les grandes théories modernes concluant à la possibilité du libre arbitre par l'élimination d\i temps, nous citerons le système bien connu de Kant et l'explication bergsonnienne. Kant, on le sait, place la liberté hors du» monde dans la chose en soi, le noumène; l'hypothèse renouvelée de Platon, pour une foule de raisons sur lesquelles il est inutile de revenir, est aujourd'hui abandonnées Bergson écarte le parallélisme psycho-physio*logique et, le chemin ainsi déblayé, il admet un dynanisme psychique indépendant du cerveau, cet organe ne servant qu'à nous mettre en contact avec la réalité « à pénétrer' le tissu compact dfes événements >> et à guider ainsi notre activité pratique. « Le cerveau, dit Féminent philosophe, souligne a « tout instant les articulations motrices ^e- l'état « de conscience^ mais la se borne l'interdépenr- «• dfemce de là conscience et du cerveau, te sort?
1 F Evellin (la raison pure et les antinvmies de Kanl)r On s'excuse de résumer en quelques lignes la thèse de 1 auteur Le beau livre de M. Evellin doit tHre lu tout entier.
« dfela conscience n^est pas lié pour cela au sort « de la matière cérébrale. » Les états die conscience profonds, directeurs, correspondants à la pensée réfléchie, s'organiseraient dans la pure durée, où il n'y a^ ni- avanb ni après; hors du temps ; par conséquent, sans- succession ni causalité. Le moi saisi par la* conscience serait ainsi une cause libre: Il y aurait donc sinon libre arbitre du moins une sorte de liberté mmiédiate et intuitive!
Le scrupule,, le doute, Finquiétude, tels sont peut-être, ensemble ou séparément, les sentiments de ces philosophes qui après avoir écart)é la liberté au nom du: principe de continuité, des lois physicochimiques, de renchaînement des états de conscience ou d^un vag^ie panthéisme, ne s'en tiennent pas là, et troublés par tes voix de lia conscience universelle et par la nécessité d'une responsabilité humaine, font ensuite machine en arrière et sans rentrer au port, s'efitorcenb die trouver un refuge, sinon une échappatoine, dans^ ce que nous appelons les petites libertés. "
Dans Tantiquité apparaît, en ce genre, Teffort des Epicuriens imaginant dans les atomes une puissance spontanée de se mouvoir, un rudiment de choix, le clinamen. « Que Tâme elleruiême (c nait point en soi une nécessité intestine danB « touies. les actions à accomplir et qjiie vaincue^
LA LIBERTÉ
« elle ne soit pas contrainte de tout subir et de « rester passive, voilà ce qu'empêche Timpercep- « tible déclinaison des principes de toutes choses, « dont on ne peut, par le calcul, déterminer ni le « lieu ni le temps » (Lucrèce, De rerum natiird) ^ Les néo-platoniciens impuissants à concilier la liberté soit avec l'origine des âmes selon leur doctrine, soit avec la Providence et « Tharmonie organique des mondes » Tadmettent cependant mais en ce sens que chacun est libre d'agir selon sa nature, de suivre le développement de son caractère, « de jouer son propre personnage^ ». L'argument est commode et nous le trouvons reproduit dans cet axiome que Schopenhauer répète à satiété, la liberté est « in esse non ni operari » et, plus tard, dans quelques ouvrages modernes ou contemporains. <r L'existence, dit A. Dumont, « {op. cit.), tire sa virtualité d'elle-même, elle se fait sa phénoménalité sans rien, ex nihilo. » Les formules de ce genre ne sauraient être blâmées si Ton professe corrélativement une déchéance hors du monde avec ses conséquences sur cette terrée