APT RES
son sang; la réalité, c'est un mélange de bien et de mal, d'aspirations saintes et de défaillances, heureux encore quand l'équilibre n’est pas rompu décidément au profit du mal et que la lumière n’a pas trop de peine à percer l'épaisseur des ténèbres qui l'entourent.
Et ce fait déplorable a de tous temps été pour les croyants un sujet de douleur et souvent de scandale. Les apôtres déjà gémissaient sur la misère morale des jeunes communautés fondées par leur prédication, et leur gémissement se continue à travers les siècles parmi toutes les générations de
chrétiens.
Certes, ils ont raison de ne pas accepter un tel désordre, les docteurs et les saints de tous les âges. Une Eglise qui se résignerait à ce partage serait profondément déchue. Sainte en principe, l'Eglise
doit toujours tendre à l’être en réalité.
Mais quels sont les moyens propres à la faire marcher vers ce but? Nous n'hésitons pas à répondre : l'administration fidèle des moyens de grâce dont le Seigneur lui a confié la dispensation.
Mais pour que l'Eglise puisse s’acquiter fidèlement de ce devoir, il est désirable que certaines conditions extérieures soient remplies, conditions que l’on peut résumer d’un mot en disant que, dans
tout ce qui regarde la mission qu'elle tient de