‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 55 sur 135 · Programme II · texte numérisé non relu

Programme II

3. Avertissement aux propriétaires, Il (Œuvres complètes, 89, 90) 4. Cf. Piron, op. cit.

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de la ralentir « on ne la trompe pas; on ne saurait la dénaturer ni à plus forte raison la vaincre » (1).

Dominée par une certaine philosophie de l’histoire, cette définition de la lutte des classes qui est contemporaine, puisque Proudhon se place d’emblée au sein des antagonismes présents au lieu d’étudier leur génération historique, apparaît comme essentiellement éthique. L'opposition de la bourgeoisie et des classes ouvrières découle d’une insuffisance de l'idéologie révolutionnaire qui, libérant l’économie, ne l’a pas organisée. Nous avons vu que pour Marx le droit consacré en 1789 n’est en quelque sorte que la codification des besoins du machinisme naissant. Dès le début, la différence des plans d’où l’auteur de la Misère et celui de la Capacité politique envisagent les faits est évidente. Proudhon ne quitte pour ainsi dire pas le plan de l’idéologie(2). Marx reste constamment fidèle à des considérations procédant de l’histoire de la production. |

Sans doute, le Manifeste ramasse en des abstractions unitaires : prolétariat, bourgeoisie, des réalités beaucoup plus complexes et nuancées : encore y a-

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