Puech, op. cit
2. Cf. Thomas (Albert), op. cit.— Villetard, Histoire de l’inter-
vention.
déclarent «contraires aux principes économiques »(r); la section liégeoise leur reproche d’accroître «les fermernts de haine jetés entre le peuple el la bourgeoisie » et de séparer « de plus en plus deux classes qui devraient au contraire se fondre et se réunir » ; c’est le pur langage proudhonien. Marx réussit donc bien à faire souscrire l’Internationale à ses vues pratiques sur la nécessité d’un (mouvement social concentré, c’est-à-dire réalisable par des moyens politiques » (2), mais sa notion théorique de l’antagonisme des classes est tenue pendant un certain temps en échec. Ce n’est guère qu’à partir de 1867, lorsque les grèves résultant d’une crise économique générale vont s’accentuant et se multipliant, qu’elle commence à gagner du terrain.
Les internationalistes parisiens réussissent,en effet, au début, à faire prédominer leur idéal d’organisation rationnelle et équitable de l’économie. Celuici qui se formule assez fréquemment à laide du vocabulaire proudhonien lui-même, reprend assurément les idées de la Solution du problème social ou de la Capacité politique, mais il affirme surtout de la part d’artisans soustraits aux besognes déprimantes et à la condition misérable de l’ouvrier d'usine, la croyance de l’aptitude des travailleurs à réformer