‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 71 sur 135 · Testut, p · texte numérisé non relu

Testut, p

développements du Manifeste. Le rapport de la section bruxelloise à Bâle est significatif. « Dans une société — déclare-t-il — comme celle à laquelle nous tendons, où la propriété foncière individuelle estabolie..., où les machines et les instruments du travail deviennent la propriété collective des groupes ou associations industrielles qui les font fonctionner...»

Imprégnée ainsi de la notion théorique de la lutte de classes, la tendanceblanquiste et démocratiquene s’en affirme pas moins comme telle (1). «Travaillons donc à la création de la république populaire, car avant tout il faut que le peuple prenne en mains le gouvernement » s’écrie le citoyen Bruhim, président des sections réunies de Bâle. Et en avril 1890 (2) la Commission genevoise au Congrès romand de la Chaux-de-Fonds préconisera etrecommandera instamment l’action politique et même la représentation parlementaire comme moyen d’agitation ?

En 1851 les éléments prolétariens de l’Internationale se réduisent aux artisans mi-paysans mi-ouvriers quiconstituent la fédération jurassienne. Celle-ci subit l'influence de Michel Bakounine (3) c’est-à-dire qu’elle

r, Testut, p. 26r.

Page 1