Lissagaray, p
tale « et enfin, — en dernier lieu, — de la féodalité industrielle » (1). Il s’agit de réaliser l’État populaire. On a souvent affirmé que cette réalisation était conçue sur un certain type fédératif, qui hantait, inconsciemment tout au moins, les esprits des militants. Mais il n’est pas inutile de remarquer que le mouvement eut pour cause principale outre l’élection d’une Assemblée hostile en majorité à la forme républicaine, un vote tendant à enlever à Paris sa prédominance politique. Le séparatisme de la Commune de Paris peut avoir exprimé le besoin momentané de créer en face d’un pouvoir hostile une autorité populaire, à laquelle étaient attachés des souvenirs historiques. Ces aspirations fédéralistes de lPétat-major communaliste ne résistaient pas,en avril, aux tentatives de conciliations faites auprès du gouvernement de Versailles par l’Union nationale des chambres syndicales et la ligue d'Union républicaine des droits de Paris, sur la base du maintien de la République et la reconnaissance des franchises municipales de Paris (2).
Elles ne s’exprimaient, en tous cas, que d’une manière très vague, dansle plan d’organisation locale lu par Vallès le 19 du même mois, et en reconnaissant la nécessité d’une « grande administration cen-