‹ L'Idée de lutte de classes et son évolution depuis le Manifeste communisteChapitre 76 sur 135 · Idem · texte numérisé non relu

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2. Cf. Hanotaux, op. cit., p. 176. — J. Favre, Histoire du gouvernement de la défense nationale. Paris, 1871.

trale, délégation des communes fédérées ». Varlin, militant de l’Internationale et futur membre de la Commune, résumait ainsi le 19 mars, au Comité central, les aspirations des artisans parisiens : « Nous voulons des libertés municipales sérieuses, la suppression de la Préfecture de police, le droit pour la garde nationale de nommer ses chefs et de se réorganiser, la proclamation de la République comme gouvernement légal, la remise pure et simple des loyers en souffrance, une loi équitable sur les échéances (1). » Ainsi, au lendemain même de la journée révolutionnaire, les militants affirment simplement leurs désirs de solutions propres à adoucir des souffrances momentanées ou à maintenir des conquêtes antérieures. Les actes de la Commune, dans leur ensemble, s’inspirent de cet état d’esprit. Si l’on néglige la séparation de l’église et de l’État où se satisfait le jacobinisme blanquiste, ils apparaissent comme des mesures de circonstance — ainsi de la remise pure et simple des loyers (2) — ou comme des actes de protection sociale, assez éloignés des dispositions dictatoriales qui constituaient pour Marx la première phase de la révolution prolétarienne (3) :

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