Justin, ^i!s^., I, XLIII, cap. III
que rien de ce qui est utile n'est injuste » (1) Pendant ce temps Rome soumettait les peuplades de l'Italie et lançait sur le monde ses légions. Plusieurs siècles durant, la « Ville » est en guerre, continuellement, sans trêve, sans repos, subjuguant ou massacrant les peuples, portant avec ses Scipion, ses Metellus, ses Scylla, ses Marins et ses César, le fer et le feu dans toutes les contrées connues, jusqu'au jour où, sortis des forêts de Germanie, accourus des steppes du Nord, les barbares l'assaillent à son tour. G^est l'époque des grands ravageurs, des « Fléaux de Dieu », des Attila, des Alaric, des Genséric, des Odoacre qui font, à coups d'épée, crouler l'ancien monde. Aussitôt après, Mahomet paraît, le glaive et le Coran parcourent les deux tiers du globe. Puis Charlemagne monte sur le trône et bataille pendant un demi-siècle ; « présent partout et partout vainqueur, il écrase les nations de fer, comme César les hommes et femmes de l'Asie » (2). A peine est-il mort que déjà, âpres au pillage, les Normands surgissent et le moyen âge est plein du tumulte des armes L'Eglise, avec la « Trêve de Dieu », est obligée d'intervenir. Tandis que les Croisades
i. Thucydide, Hist.^ Liber VI.