‹ L'idée de paix perpétuelle de Jérémie BenthamChapitre 4 sur 17 · Joseph de Maistre, Considérations sur la France · texte numérisé non relu

Joseph de Maistre, Considérations sur la France

jettent des centaines de mille honmies sur la Palestine, où les cadavres s'amoncellent, on se bat en Allemagne^ en France, en Espagne, en Angleterre et Gengis-Khan, après avoir ravagé l'Asie, pousse ses hordes jusqii'en Europe. Cette époque se ferme sur la guerre de Cent ans et la prise de Byzance.

Les temps modernes voient la découverte de l'Amérique et la destruction de la race rouge, le règne de Soliman le Magnifique, les guerres d'Italie, les guerres religieuses, les massacres des Pays-Bas et d'Irlande, les campagnes de Louis XIV et de Frédéric de Prusse, l'aventure de Charles XII, la lutte pour l'indépendance américaine, les tueries et les guerres de la Révolution et la sanglante épopée impériale.

Tels sont, très brièvement énumérés, jusqu'au début du dernier siècle, les méfaits de la guerre qui, suivant Joseph de Maistre, est l'état habituel du genre humain et qui, d'après les calculs de Flammarion, fait mourir quarante millions d'hommes, par centaines d'années. Aussi n'est-il pas étonnant que, comme plusieurs autres, Bentham ait rêvé une organisation où les différends seraient réglés, sans effusion de sang, et qu'il ait écrit son « Projet » destiné à ramener l'âge d'or, cette époque chantée par Ovide où l'on « n'entendait ni clairons, ni trompettes, où on ne

li casques, ni épées où, sans S( ,dans le calme delà paix, jouis iireux loisirs » (1).

B, Métamorphoses, trnductioD fraoç. de G 10, Garnier {862, p. 6.

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