Fribourg, op. cit., pp
<*er les malheureux qu'on oblige àfairela guerre1.» Enfin, en 1869, au moment où le Congrès de Bâle assurait la victoire du communisme de Bakounine sur le « socialisme mutuelliste » de Fribourg et de Tolain, Bakounine entreprenait de ■notiver, en théorie, la suppression des frontières et des patries ; il écrivait une série de lettres aux «compagnons du Locle », dans lesquelles il voulait établir que « le patriotisme n'est que l'intérêt solidaire d'une classe privilégiée2 ». Les ouragans de l'Europe et de sa propre existence renversèrent son écritoire et firent s'envoler ses feuillets; et les Lettres sur le patriotisme demeurèrent inachevées. Les fondateurs français de l'Internationale agitaient seulementla question du désarmement de la France; Bakounine, lui, eût volontiers mis en discussion l'existence même de la France.
« Je suis chauvin, écrivait à la fin du second Empire un correspondant de George Sand. Que nous ayons la paix universelle, soit. Pas besoin alors d'Achille! Mais tant qu'il y aura des Anglais trafiquant de toutes les haines contre ce qui n'est pas leur commerce, et des Prussiens rêvant de conquêtes, je ne comprends pas pourquoi la France égalitaire voudrait se mutiler de son énergie guerrière3. » Ces lignes étaient d'un vieux révolutionnaire ; il avait nom Armand Barbes. Les < nouvelles couches » révolutionnaires qu'abri- ,ait le drapeau de l'Internationale auraient pu