‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 103 sur 331 · UN ÉCRIT DE BAKOUNINE · texte numérisé non relu

UN ÉCRIT DE BAKOUNINE

sitoire1 ». Car un signe d'amitié qu'ils avaient reçu des ouvriers berlinois2 à l'occasion des incidents du Luxembourg, faisait espérer aux fondateurs français de l'Internationale que ce « moyen transitoire » de défense ne tarderait point, à son tour, à paraître superflu. On ne sait ce que devint cette Ligue internationale de désarmement, non plus qu'une certaine Association internationale des libres-penseurs, fondée vers la même époque, non plus contre le soldat mais contre le prêtre, par l'étudiant Aristide Rey, plus tard député de l'Isère 3 : la jeunesse se consolait, dans la France d'alors, en dessinant sur le papier des statuts de groupements internationaux, et en cherchant quelque imprimerie clandestine pour mettre la chose au net. Il est probable que la Ligue du Désarmement fut mort-née.

Mais en cette même année 1867, le Congrès que l'Internationale tint à Lausanne fut courtoisement encourageant, on l'a vu tout à l'heure, pour la Ligue genevoise de la Paix et de la Liberté, qui était à sa façon une ligue de désarmement ; et si le congrès de Bruxelles, l'an d'après, s'insurgea contre ce groupement réputé trop bourgeois, il se montra d'autant plus zélé pour engager solennellement les ouvriers de tous pays à faire grève contre la guerre, «cet assassinat systématique », et à cesser tout travail dans le cas où elle éclaterait. C'est à Bruxelles, encore, que l'Internationale envisagea l'idée d'une «propagande pour éclai-

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