‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 155 sur 331 · Fiaux, op. cit.-, pp · texte numérisé non relu

Fiaux, op. cit.-, pp

Et, dans le complément à Y Encyclopédie moderne, à l'article Guerre, Jules Bastide, sans ambages, lançait cet anathème :

Il y a sur la place Vendôme une colonne avec une statue, qui s'élève à plus de 40 mètres. Eh bien ! si les cadavres de tous ceux qui sont morts pour qu'on pût élever ce trophée glorieux étaient couchés côte àcôtesur toutle solde la place, comme ils le sont dans la fosse commune, ils formeraient une pyramide qui monterait bien plus haut que la colonne, et la statue aurait 120 mètres decadavrespar-dessuslatête '.

Pyat et Courbet, en 1871, trouvèrent le bras séculier qui exécuta les anciens anathèmes de Bastide2. La France en fut frémissante, et l'humanitarisme international en fut taré. Tout proche des campements de l'ennemi, on humiliait la gloire de Napoléon Ier pour punir Napoléon III de s'être laissé battre : calcul étrange, mais dont l'étrangeté même dénote le caractère complexe de la Commune.

« Ce fut un mouvement international, » disent les uns : et l'on cite Jules Favre qui faisait retomber sur l'Internationale la responsabilité de l'émeute ; mais Rossel, Martial Delpit, le général Appert ont justement corrigé cette exagération3.

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