Bévue de Paris, 1" juillet 1896, p
2. Lettre de Garibaldi à Cari Blind, publiée dans les Etats-Unis d'Europe du 21 janvier 1875. —Le général Ducrot,à l'Assemblée de Bordeaux le 8 mars 1871, avait donc raison de demander, en réponse à Hugo, « si le général Garibaldi est venu payer une dette de reconnaissance envers la France, ou s'il n'est pas venu, plutôt, défendre sa République universelle». (Hugo, Actes et Paroles: Depuis l'exil, 1870-1871, p. 101.) — Voir, en revanche, en faveur de Garibaldi, Aug. Marais, Garibaldi et l'armée des Vosges (Paris, Germer-Baillière, 1872).
3. Le Bulletin maçonnique ^février 1889, p. 248) annonce une circulaire de la Philanthropie ligurienne de Nice, adressée aux autres loges le 1" octobre 1^88, en vue d'une souscription pour le monument de Garibaldi. — Voir, dans le Compte Bendu des travaux du Grand-Orient (1er mars, 30 juin 1900, pp. 100-103), le discours de M. Desmons, à Dijon, le 25 mais 1900, sur la carrière maçonnique de Garibaldi, initié à Montevideo en 1844, à l'Asile de ta Vertu, et, peu après, membre de la loge française de cette même ville, les Amis de la Patrie.
M. Borriglione, le député de Nice, pour faire lever la séance de la Chambre en signe de deuil ; dans le vote, M. de Freycinetet les ministres s'abstinrent; et l'hésitation des gambettistes, qui faillirent eux aussi s'abstenir, fut très remarquée1.
Un autre grand vieillard, Victor Hugo, continuait de bercer avec les illusions d'antan sa Muse presque octogénaire et les naïvetés de certains lecteurs superstitieux : en face de la politique réaliste que Thiers avait inaugurée et que poursuivaient les Gambetta et les Jules Ferry, Victor Hugo semblait être comme le barde de l'humanitarisme républicain; et les pompes assez indiscrètes dont on entoura son cercueil furent une récompense pour ses services beaucoup plus que pour son génie. L'ancien chantre des gloires napoléoniennes était devenu, sous le second Empire, un fougueux adversaire du « militarisme2». « Plus de soldats l'épée au poing! Plus de frontières! » s'écriait-il dans les Châtiments2 ; ; et sa bile se déversait sur nos soldats, qu'il accusait de ramper sans espérance, et d'avoir éteint la France dans le sang4. Tel couplet même, écrit en 1853, pourrait servir d'épigraphe à certaines de nos diatribes contemporaines; Hugo met en scène l'Armée, avec les allures d'une personne d'assez mauvaise vie, et l'Armée prend la parole :