‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 208 sur 331 · HUGO ET LE MILITARISME · texte numérisé non relu

HUGO ET LE MILITARISME

Pas de scrupules! pas de morgue 1 A genoux : un bedeau paraît.

Le tambour obéit à Forgue.

Notre ardeur sort du cabaret.

Notre gloire est à la morgue1.

Sa prose avait des étincelles, dans son livre sur William Shakespeare, pour attaquer les gens de guerre2; elle s'attendrissait, dans sa préface au Paris-Guide, pour acclamer les Allemands comme nos «concitoyens dans la cité-philosophie», nos « compatriotes dans la patrie-liberté3 » ; et l'Exposition de 1867 lui suggérait cette prophétie qu'on ne distinguerait plus, bientôt, entre un général d'armée et un boucher4, et que « l'Europe entière serait le peuple du xxe siècle ». La déclaration de guerre, en 1870, lui parut être l'acte de baptême de ce peuple immense; il réclama des femmes de Guernesey deux parts égales de charpie, l'une pour la France, l'autre pour la Prusse5, et puis, prenant son vol, il prophétisa la fin de la « tyrannie », et, dès lors, la fin des guerres, et, tout de suite après, la

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