Etats-Unis d'Europe, 17 septembre
2. « Il reste à savoir s'il n'est pas d'autre moyen de revendication que la conquête... C'est par la République que les travailleurs allemands et les travailleurs français se donnent la main. » {Etats-Unis d'Europe 17 septembre 1874.)
3. Etats-Unis d'Europe, 24 septembre 1874. — Derechef, à propos d'une lettre d'Hugo au Congrès de Genève de 1875, Lemonnier accentue la divergence : « La Ligue ne croit pas à l'efficacité, pour la paix et pour la liberté, d'une revanche prise par la force.» (Etats-Unis d'Europe, 23 septembre 1875.) — Les Etats-Unis d'Europe consultaient volontiers la Gazette de Francfort : ainsi, le 2 septembre 1875, on les voit reproduire un article de ce journal intitulé : « Existe-t-il une gloire de guerre proprement dite? » et regretter que les journaux français ne suivent pas un tel exemple.
4. Lemonnier explique que « la voix du canon dénaturerait la grande manifestation populaire», et rappelle que Victor Hugo, dans les Misérables, a dénoncé la pratique des salves comme aussi barbare que ruineuse (Etats-Unis d'Europe, 6 juin 1885).
suisses, soit parmi les souscripteurs des Etats- Unis d'Europe, soit parmi les membres du Comité directeur de la Ligue de la Paix et de la Liberté, quelques hommes politiques et quelques publicistes, qui laissaient Gambetta fonder la République, mais qui n'abdiquaient pas l'espoir de la rendre, tôt ou tard, républicaine à leur façon : c'étaient, parmi les députés ou sénateurs, Louis Blanc1, Laurent Pichat2, M. Barodet3, de la Seine; M. Jules Gaillard, de Vaucluse4; Couturier5 et Louis Guillot, de l'Isère6; Codet, de la Haute-Vienne7; M. Laisant, de la Loire- Inférieure8; c'étaient Louis Mie, de la Gironde, l'avocat attitré du parti républicain9, et M. Yves Guyot, le futur ministre10; c'étaient, au Conseil municipal de Paris, Antide Martin, A. -S. Morin11, et le gendre de Pierre Leroux, Desmoulins12; c'étaient Armand Leygue, de Toulouse13, etMocqueris, gendre d'Eugène Pelletan14; c'était Vacque-