‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 220 sur 331 · Bulletin officiel du Congrès de Lugano, 1872, p · texte numérisé non relu

Bulletin officiel du Congrès de Lugano, 1872, p

5. Etats-Unis d'Europe, 23 septembre 1875. — Il ne parut pas aux maçons écossais, pourtant, que le convent eût qualité pour assister en corps à ce Congrès (Compte rendu des travaux du Convent des suprêmes Conseils du rite écossais ancien et accepté, réunis à Lausanne (Suisse) en septembre 1875, p. 22)

La maçonnerie : son attitude patriotique au lendemain de la guerre. — Le culte de la Patrie à la loge /Msace-Lorraine. — Lente résurrection des idées cosmopolites dans les autres loges. — Besoin maçonnique d'être « un citoyen du monde ». — Déclarations officielles du grand orateur du Suprême Conseil (1882).

Il semble, à la vérité, que, durant les années qui suivirent la guerre, la maçonnerie française ait fait plus de cas des vertus patriotiques, dont volontiers, jadis, elle abandonnait la culture aux profanes. Plusieurs souscriptions pour les blessés et pour la libération du territoire furent organisées par le Grand-Orient1 ; et jusque dans la Nouvelle-Calédonie, pourtant bien lointaine, prévalurent les souffles nouveaux auxquels la maçonnerie de la métropole paraissait devenir hospitalière : l'histoire rapporte, en effet, qu'en 1873, dans la loge de Nouméa, l'on discuta très solidement si, oui ou non, le maçon avait une patrie, et c'est le premier avis qui l'emporta2. Si, dans le secret des tenues, on résolvait par l'affirmative cette question troublante, on prenait l'habitude, en pré-

1. Monde maçonnique, août 1870, p. 193. — Sur l'ambulance établie au Grand-Orient du 25 juillet 1870 au 7 juin 1871, voir la notice du F.-. Thévenot, résumée dans le Monde maçonnique, novembre 1882, pp. 202-295. — Ce genre d'activité «patriotique» était si étranger à l'esprit et aux coutumes de la maçonnerie que Caubet écrivait en 1874 : « Depuis qu?tre ans, la maçonnerie française est cruellement éprouvée. Accablée par les malheurs de la patrie, ruinée par la guerre, découragée par de nombreuses désillusions, ses travaux languissent. » (Monde maçonnique, 1873-1874, p. 375.)

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