QUESTIONS TAHITIENNE ET MALGACHE
Les Etats-Unis d'Europe et la politique coloniale. — La question taïtienne : on demande un plébiscite. — La question malgache : on demande un arbitrage. — La question tunisienne : appels de la maçonnerie italienne à Hugo ; ordre du jour incisif voté par le Congrès de Genève contre la France, qui « a manqué à la tradition républicaine ». — La question soudanienne : « Le Soudan aux Soudaniens! » (A. -S. Morin.) — La question tonkinoise : «Le Tonkin aux Tonkinois! » (Georges Périn.) — Les principes de 1789 et la politique coloniale; réponse de Ferry : « C'est de la métaphysique politique. »
Il suffisait, en fait, qu'en un point du monde le deuil de notre drapeau s'éclairât d'un scintillement de gloire pouf qu'à Genève ou a Paris cette « vraie politique républicaine » encombrât de ses chicanes ou troublât de ses scrupules nos premières allégresses patriotiques. En 1880, nous annexonsTaïti:/e5 Etats-Unis d'Europe regrettent que cette annexion n'ait pas été précédée d'an plébiscite des ïaïtiens1. Les Malgaches, ensuite, nous veulent mettre en échec : larevue genevoise, alors, après avoir applaudi comme il convenait une interpellation de M. de Lanessan contre Jules Ferry, explique à satiété que la France s'honorerait, en présence d'un adversaire aussi faible que les Hovas, en proposant un arbitrage 2; et, comme le bon sens de Jules Ferry dédaigne cette façon de s'honorer,