‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 257 sur 331 · RÉSULTAT MORAL DE CETTE POLITIQUE · texte numérisé non relu

RÉSULTAT MORAL DE CETTE POLITIQUE

La République, telle que Ferry la laissait au moment où il quittait le pouvoir, s'était faite conquérante au dehors; elle était demeurée, en Orient, l'avocate efficace des intérêts religieux; elle avait respecté nos institutions militaires, éconduit les monomanes, toujours anxieux d'un coup d'État, qui, plus tard, siffleront la gloire de nos armes comme un péril pour la Constitution. Ces monomanes, ça et là, avaient bien essayé de se plaindre que la presse algérienne eût offert une épée d'honneur à M. le général de Négrier1, ou que le môme général, chargé d'agir au Tonkin, châtiât avec âpreté les révoltes et les pirateries2. Mais leurs murmures expiraient aux pieds de la France relevée, de cette France où la jeune école laïque aspirait à substituer à la vieille foi religieuse la dévotion à la patrie... Et les cosmopolites de France se rencontraient avec les patriotes de l'étranger, dans une commune attente de l'aventure, prochaine ou lointaine, qui leur permettrait, aux uns et aux autres, de faire retomber la gauche dans les doctrines et dans les caprices de sa prime enfance, et d'aboutir, si possible, — peut-être avec la complicité de cette école laïque elle-même transformée — à rendre la France moins « étroitement » française et la République plus « fermement » républicaine.

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