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C haine d'union, mai 1883, p

302 l'œuvre DE LA RÉPUBLIQUE (1882-1895)

avaient sans doute accès dans le for intime de Macé, ne s'inquie'ta jamais du rôle d'instructeur militaire qu'affectait ce néophyte du patriotisme, et lui garda toujours une pleine confiance1.

Son coadjuteur à la Ligue de l'Enseignement était un maçon 2 franc-comtois, Emmanuel Vauchez, qui, de sa main gauche, glissait une obole dans les listes de souscription des Etats-Unis d'Europe*, organe international de la Ligue genevoise, et qui, de sa main droite, écrivait un Manuel d'instruction nationale^ honoré des souscriptions du Ministère français. Son auxiliaire pour la propagande, ancien pasteur devenu l'un des fidèles de la maçonnerie, appointé par la Ligue comme conférencier « patriotique 5 », et plus tard sénateur, collaborait à un journal strasbourgeois antiprotestataire, que dirigeait un ancien représentant de l'Alsace devenu consul de Prusse à Messine. Le Manuel de tir auquel Macé, sous forme de préface « patriotique », donnait une précieuse estampille6, était l'œuvre d'un maçon qui, dans la loge de Chaumont, apostrophait, tantôt en prose et tantôt en vers, le « glaive homicide » et le « canon meur-

1. Etats-Unis d'Europe, janvier 1895 (au moment de la mort de Macé): « Jean Macé a fréquemment témoigné à notre Ligue et à notre cause sa vive sympathie. »

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