Chaîne d'union, mars 1884, pp. 125 et suiv
dans le Comité, à côté de Jean Macé, de Vauchez et de Charles Floquet, des spéculatifs comme le bon frère Hubert, dont nous avons dessiné naguère la physionomie cosmopolite, et des écrivains comme Chatrian, dont un excellent juge, dès 1872, définissait la manière en notant « sa façon fort drôle de tourner en ridicule le courage et le sacrifice, et de montrer aux simples d'esprit que, quand on a perdu ses bras et ses jambes, c'est pour la vie, et que le meilleur encore est de se conserver1 ». C'était vraiment une improvisation patriotique que la formation de ce Comité. On apprit, peu de semaines après, que, pour étendre son action, il allait fusionner avec la Commission d'éducation militaire de la Ligue de l'Enseignement2 : la Ligue se croyait désormais assez forte pour n'avoir rien à cacher, et ne doutait point de recueillir à bref délai, pour la maçonnerie et pour elle-même, la récompense d'une attitude aussi laborieuse que nouvelle.
La récompense fut médiocre. Macé, lui, eut un fauteuil de sénateur inamovible3, dont toutes les loges de France, en des messages solennels et curieux à relire, lui firent leurs compliments. Mais la maçonnerie fut très déçue ; pour elle, le