‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 273 sur 331 · Voir le Gymnaste du 15 novembre · texte numérisé non relu

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2. « Nos Sociétés ne croiront pas avoir rempli leur devoir envers les mânes du grand citoyen Gambetta tant qu'elles n'auront pas enrégimenté toute la jeunesse de France, tant qu'elles n'auront pas fait de chaque citoyen un soldat vigoureux et un patriote ardent. » (Le Gymnaste, 15 janvier 1883.)

3. Le rapport du jury d'études de la fête fédérale d'Angoulême de 1883 s'exprime en ces termes : « A ce banquet de gymnastes, ceux-ci étaient relégués dans les coins, pour laisser la place à tous les fonctionnaires fonctionnant du département, pour lesquels la gymnastique était un prétexte de réunion autour de M. le Ministre de l'Intérieur. Nc«3 fêtes

C'est sur ces entrefaites qu'en mai 1885 Y Union des Sociétés de gymnastique de France fut conviée par Macé et ses amis à s'entendre avec la Ligue de F Enseignement pour la délivrance des brevets gymniques *. La Commission de Y Union était favorable. M. Sansbœuf, très courageusement, dénonça 1' « exploitation de l'idée de patriotisme par la maçonnerie », et fit repousser la proposition.

Par cinquante et une voix contre vingt-cinq, les légats de l'athlétisme français répudièrent avec horreur la perspective de faire œuvre confessionnelle et de transformer leurs ceintures de gymnastique en tabliers maçonniques2. Ce fut pour les loges un très gros échec. Si la, Ligue de l'Enseignement se fût assuré une sorte de monopole pour la délivrance des brevets de gymnastique et autres certificats analogues3, elle aurait eu prise, par là,

de gymnastique ne doivent pas être des fêtes politiques, pas plus que nos banquets.» (Supplément au Gymnaste de mai 1884, p. 11.) Le Gymnaste, 15 septembre [8J54, à propos du banquet d'Amiens, insiste plus vivement encore : « Nous regrettons, avec nos camarades, ces agapes fraternelles auxquelles il nous a été donné d'assister. Là, sans distinction politique ou religieuse, on se serrait la main sans arrière-pensée. Comme dans l'armée, dont nos Sociétés sont les utiles auxiliaires, on est surtout et avant tout Français. En tout et partout, conservons à nos Sociétés leur caractère gymnastique et patriotique. » — Il se trouvait quelques gymnastes pour applaudir à cette » pléiade d'orateurs » nouveaux venus (discours de M. Ernest Henry dans le Gymnaste du 1" décembre 1884).

1. Des rapports de M. Marsy (Bulletin de la Ligue de l'Enseignement, 1884, pp. 203 et suiv., et 1885, pp. 200 et suiv.) tendaient à accentuer le rôle de la Ligue dans la diffusion du mouvement gymnique et à préparer la fusion rêvée.

2. Voir le Gymnaste du 1S juin et du 2 juillet 1885; — et Marot, le Parti de la guerre et la Ligue des Patriotes, pp. 10-11.

3. S'abandonnerait-on de nouveau, depuis quelques années, dans nos sphères officielles, à un rêve analogue? Il est permis de se le demander en lisant ces lignes de M. Edouard Petit dans son rapport au Ministre de l'Instruction publique sur les œuvres post-scolaires en 1809 : « On ne peut que souhaiter à nouveau, écrit-il, de voir les Sociétés de Gymnastique, de Tir, d'Instruction militaire, associer à leur? instances et à leurs démarches les groupements posl-scolaires. Le brevet de préparation

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