NOMINATION DU GÉNÉRAL DÉ MIRIBEL
mémoire de Gambetta, félicité M. de Freycinet, disait à la gauche trop aisément rassurée : « Attendez encore dix ans : si vous n'apportez pas de modifications radicales dans le recrutement du corps d'officiers, vous verrez quel esprit dominera dans l'armée1. » L'attente dura moins de dix ans ; avant ce délai, les suspicions antimilitaristes et l'omnipotence parlementaire se ressaisirent... L'état-major, cette création commune du général de Miribel et de M. de Freycinet, fut mis à la merci des orages politiques et judiciaires. La parole de Jules Ferry : «Ne mettons pas si aisément les vieux soldats sur la sellette », fut oubliée. Et M. fianc, après avoir été le prophète des «modifications radicales», put au jour le jour s'en faire l'historien.
Le relèvement de la France à l'extérieur : l'alliance franco-russe. — Hostilités du vieil esprit contre l'autocratie russe. — Lente préparation de l'alliance et protestation du Comité central de la Ligue de la Paix et de la Liberté, contenant plusieurs notabilités républicaines. — Le président Félix Faure : le Parlement ne lui cache point le pays : l'alliance est faite. — Malaise de certaines fractions républicaines.
Notre magnifique relèvement militaire, que la République, sans égard pour un cosmopolitisme suranné, avait tenu à honneur d'accomplir,