‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 330 sur 331 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'OEUVRE SCOLAIRE, MILITAIRE ET DIPLOMATIQUE DE LA RÉPUBLIQUE (1882-1895)

I — Fondation de la Ligue des Patriotes. — « Mon premier frère est le frère français». (M. Déroulède.)— L'attitude patriotique des nouvelles écoles primaires ; la religion de la patrie (Paul Rert). — L'idée de patrie et les campagnes électorales républicaines : attaques contre l'ultramontanisme et contre les prétendants. — La religion de la patrie devient une religion de secte (Jean Macé) 262

II. — Les évolutions de la Ligue de l'Enseignement : sa période patriotique. — Les deux . joquences de Jean Macé. — Caractère hétérogène du mouvement d'éducation civique et militaire lancé par la Ligue; attaches cosmopolites des «patriotes» qui dirigent ce mouvement. — Une initiative «patriotique» et militariste de la maçonnerie; fusion avec celle de la Ligue. — But véritable de cette initiative : la confisca-

tion des Sociétés de gymnastique par la maçonnerie. — Résistance vie» torieuse de M. Sansbœuf et des gymnastes. — Déceptions de la maçonnerie 299

III. — L'incident du Globe : «Est-il de l'intérêt de la maçonnerie que l'Alsace reste allemande?» — Protestations isolées de deux loges. — Inquiétudes d'esprit de certaines notabilités maçonniques au sujet de l'éducation patriotique et militaire. — Tactique de Macé ; son but; la réduction de la durée du service, étape vers la future armée de milices.

— Nouveau champ d'activité de la Ligue de l'Enseignement : mouvement post-scolaire. — Le péril boulangiste : anxiétés qu'il suscite : acheminement vers une nouvelle conception de l'école primaire. 308

IV. — L'achèvement de la reconstitution de nos forces militaires. — Le ministère de M. de Freycinet: institution de l'état-major général de l'armée (mai 1890). — La nomination du général de Miribel : son passé, ses services. — Signification de cette nomination et du décret qui consacre l'institution nouvelle. — Un opposant : M. Camille Pelletan. — Les premières délations contre l'armée : M. Ranc 316

V. — Le relèvement de la France à l'extérieur : l'alliance franco-russe.

— Hostilités du vieil esprit contre l'autocratie russe. — Lente préparation de l'alliance et protestation du Comité central de la Ligue de la Paix et de la Liberté, contenant plusieurs notabilités républicaines.— Le président Félix Faure' : le Parlement ne lui cache point le pays : l'alliance est faite* — Malaise de certaines fractions républicaines. 323

I. — Les revanches du vieil esprit. — La campagne contre l'armée. —Les idées humanitaires et cosmopolites à l'école primaire : le Volume, de M. Jules Payot. — L'éducation patriotique qualifiée d' « éducation à demi barbare». — La campagne maçonnique et socialiste contre l'alliance russe 331

II. — Premier facteur de l'évolution républicaine : la maçonnerie. — Ses longs efforts pour avoir prise sur l'armée. — Ses vœux antimilitaristes; Gambetta renié. — Rapports avec la maçonnerie italienne : le culte commun de Garibaldi cimente l'amitié ; M. Lemmi la refroidit en réclamant Nice pour l'Italie ; la maçonnerie française pardonne, et propose un plan de campagne contre le jésuitisme, l'état-major et l'ambassade du Vatican. — Lent travail de rapprochement' entre la maçonnerie française et la maçonnerie allemande : le Congrès de -Bône (1900). — Le Grand Architecte rentre en grâce pour faciliter le rapprochement avec la maçonnerie anglaise. — Le symbolisme maçonnique, gage d'internationalisme. — Organisation actuelle, en Suisse, d'un bureau maçonnique international 338

III. — Le socialisme et l'idée de patrie. — L'idée de grève militaire : Blanqui, M. Charnay, M. Richard. — L'acceptation provisoire d'un service militaire : MM. Jaurès, Jules Guesde, Deville. — Caractère de leur patriotisme ; leurs suspicions fondamentales contre l'armée. — Rapprochement entre l'attitude actuelle des socialistes et l'attitude de» républicains à la fin de l'Empire 352

IV. — Les congrès socialistes internationaux. — Le congrès de Londres (1896); déclaration de principes au sujet du militarisme. — Le congrès de Paris (1900); rapport de Mm° Rosa Luxembourg et résolution pratique contre le militarisme. — « Pas un sou, pas un homme pour les folies guerrières! ». — M. Marcel Sembat et les « camarades allemands ». — Les « camarades allemands » et le patriotisme allemand. — Socialistes de 1901 et républicains de 1867 361

I. — Les deux Frances. — Qu'est-ce que la France? Réponse de Gambetta. — M. Jean Reibrach et l'abnégation de la France. — Conflit entre deux conceptions de la France. — Le quai d'Orsay et le congrès de la Paix de 1900. — La patrie française et le messianisme cosmopolite.—Les deux Frances en novembre 1901 ; SensetConstantinople. 367

IL — Le conflit entre le patriotisme et l'humanitarisme : son véritable sens. — Esprit antidémocratique de la littérature antimilitariste. — Arguments de façade et rancunes initiales. — Appel à l'égoïsme populaire. — M. Hamon. — Civilisation rigide et civilisation fluide. — Ce que l'humanité attend de la France 378

Appendice :

Lettre de M. Joseph Reinacb. 389

Page 1