‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 62 sur 331 · Prévost-Paradol, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Prévost-Paradol, op. cit., pp

lorsque l'opposition, devenue gouvernement, commença de comprendre ces salutaires vérités.

L'action de la franc-maçonnerie. —Son évolution : Massolerie et maçonnerie italienne — Les « travaux » des loges à la fin de l'Empire. — Suspicions contre le « glaive » et proscription du dieu Mars. — Commentaires de Félix Fyat sur le remplacement d'un général par un civil à la tête de la maçonnerie. — Une société d'assurances contre le meurtre militaire.

C'est dans les loges maçonniques, surtout dans celles des grandes villes, que s'élaborait, à la fin de l'Empire, la philosophie politique du parti républicain. Beaucoup d'ateliers, à vrai dire, demeuraient bonapartistes : telle cette loge VEspérance, de Boulogne-sur-Seine, qui, malgré les instances de Jules Mahias, refusa, au lendemain du procès Baudin, d'initier Gambetta. Une loge de Marseille, d'ailleurs, ouvrit aussitôt ses portes au tribun ; et tout ce qu'il y avait de vivant et d'agissant dans la maçonnerie d'alors était, en fait, républicain1. Or, cette période, où le parti républicain faisait son avènement dans les loges avant de le faire dans le pays, coïncidait avec une terrible éclipse de l'idée

1. Monde maçonnique, janvier 1883, pp. 422-423. — C'est à la suite de cet incident que Mahias fonda, à Boulogne, la loge écossaise du Réveil.

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