‹ L'idée de patrie et l'humanitarismeChapitre 75 sur 331 · Monde maçonnique, juillet 1870, p · texte numérisé non relu

Monde maçonnique, juillet 1870, p

2. C'est en 1866 que la loge la Parfaite Harmonie, de Mulhouse, reçut Jane Macé comme «apprenti». [Monde maçonnique, 1866-1867, pp. 216-217.)

ternité cosmopolite. En annonçant cette fondation, l'un des membres les plus actifs de la Ligue belge de l'Enseignement écrivait, le 1er décembre 1866, dans le Journal de Liège : « Que tous s'entendent pour abattre le monstre de l'ignorance, et avec lui cesseront ces guerres fratricides et ces rivalités absurdes, maisterribles, entre les nations. » Vauchez, un des collaborateurs de la première heure, associait en un commun souci « la barque de la Ligue » et ce qu'il appelait « la barque humanitaire » ; et il ajoutait qu' «il n'y a que l'instruction qui puisse amener la fraternisation universelle». Noël écrivait àMacé, son« cher frère en Voltaire», que la Ligue de l'Enseignement portait dans ses flancs la Ligue de la Paix. Tinayre,plus tard directeur d'un pensionnat maçonnique, lui adressait en ces termes ses vœux de succès : « Puissiez-vous voir les fruits de l'arbre symbolique, mis à la portée de tous, devenir la communion nouvelle des peuples régénérés ! » Edouard de Pompery, pour l'encourager, lui disait : « Travaillons à instruire, travaillons à la paix. » Et, de la loge de Caen, qui, précisément, en 1867, recommandait à toutes les loges de France le livre de son « frère orateur », Edouard Talbot, sur les ntats-Unis d'Europe1, on écrivait à Macs : « C'est au moment où l'esprit d'ambition et de conquête s'apprête à frapper ses derniers coups que les amis de l'instruction populaire doivent redoubler d'efforts. Que l'ignorance,

« Je vous croyais maçon depuis longtemps », lui écrivait à cette date son ami Vacca, vénérable de la loge de Metz et président du premier cercle de la Lir/ue de l'Enseignement.

\. Talbot, l'Europe aux Européens (Paris, LibraùieiiilCruàUouulL, IGGî).

Page 1