Chapitre premier. — Objectivité de l'idée du beau
Adversaires de lobjectivité de l'idée du beau. — Réfutation de la théorie kan-
tiste. — Réfutation de la théorie cartésienne. — Remarques de Burke. Preuves
de robjectivité de l'idée du beau. — Réponse aux objections. — Part de l'élément subjectif dans l'idée du beau.
Chapitre II. — /)^ la variété comme élément du beau . . 13 § I. Notion et différentes sortes de variété ]3
Multiplicité et variété. — Simple variété et contraste.
§ II. Il y a de la variété dans tout Être complet .... 14
Variété dans le minéral, — dans l'ange, — dans l'animal, — le ciron. — Raisonnement de saint Thomas. — Variété dans l'homme.
§ III. La variété, besoin de l'homme 19
Maltiplicité des besoins, signe de la perfection d'un être. — Besoin de la variété, universel et impérieux. — Origine et. causes de ce besoin. — Répond-il à la seule sensibilité, ou s'adresse-t-il à la raison? — Opinion erronée de Schiller et de Jouffroy. — Explication d'Aristote. — Autres explications.
§ IV. Influence de la variété sur le beau 25
Opinions contraires des éléates, des platoniciens et des positivistes sur la variété
TABLE DES MATIERES
et sa valear. — Opinion moyenne. — Rapports de la variété avec la perfection. — La variété influe sur le beau considéré objectivement et subjectivement. — Vertu du contraste et des dissonances.
§ V. Règles et limites de la variété
Ne pas unir les choses qui ne vont pas ensemble. — Ne pas pousser trop loin la division et la variété. —Comment choisir entre les détails. — Règle deM.Taine.
Chapitre III. — De l'intégrité comme élémetit du beau . . 30 § I. Notion et différentes sortes d'intégrité 30
Intégrité substantielle ou accidentelle, originelle ou virtuf Ile, actuelle ou acquise.
§ II. Influence de l'intégrité sur le beau 31
Paroles de S. Thomas. — La beauté impossible sans intégrité. — Valeur esthétique de l'intégrité virtuelle et de l'intégrité actuelle. — Beauté de Icnfant. — Beauté de l'homme mûr. — Singulière objection de Ch. Lévèque. — Réponse.
Ch.\pitre IV. — De la proportion comme pïrmcnt du beau. 36 § I. Définitions de mots et de choses 36
Notion de l'ordre. — Notion de la ctmvenance, - de la proportion, — de l'harmonie, — de la symétrie.
§ II. Influence de la proportion sur le beau 40
Opinion du sens commun. — Vertu esthétique de la convenance. — Objection et réponse. — Influence de la symétrie sur le beau considéré objectivement et subjectivement. — Vertu esthétique de la proportion plus grande encore. — Paroles d'Horace. — Chaque chose à sa place. — Vertu esthétique de l'harmonie.
§ ni. Dans quelle mesure la proportion convient-elle aux différents ordres de beauté 46
Opinion de Burki; et de Ch. Blanc. — L'hnmme est admirablement proportionné.
— Tète de l'homme et de l'animal. — Convenance qui brille dans l'animal, — proportion moindre. — le tigre, le lion, le taureau, l'éléphant, le cerf, le cheval.
— f*roportion et mesure dans l'ordre intellectuel. — Le jugement, — les ver» et la prose, — le rythme. — Cicéron et Bossuet. — Pro|)<irtion dans l'ordre moral. — Virtus in medîo. — Analyse du (Jiiit mourùtl de Corneille, par Diderot.
§ IV. Limites de la proportion 53
Les lois de la proportion sont-elles absolues ? — Style classique. — Ecole romantique jugée par M. Taino. — Le génie soumis à la loi. — Lois et règles. — Caractère absolu des premières. — Valeur relative des seconde». — Incorrections et ombres.
Chapitre V. — De l'unité comme élément du beau. ... 57 § I. Notion et différentes sortes d'unité 57
Caractère des grandes idées. — L'unité, idée primitive, fondamentale. — Unité et simplicité. — Unité de composition. — Union naturelle et artiûcielle, substantielle et accidentelle. — Unité de principe et de cause, de fin ou de but, d'espèce et de genre, d espace et de temps.
TABLE 1>ES MATIÈRES
§ II. Rapports de l'unité avec les penchants et les inclinations de notre esprit 59
Théorie de Kant. — Amour de l'unité, commun à toute intelligence. — 11 croît avec l'âge et la force de la raison. — EfTets de cet amour chez les grands esprits. — Les intelligences d'élite ont moins d'idées, mais plus d'idées générales.
— Belle doctrine de saint Thomas. — Commentaire de Balmès.
§ III. Rapports de l'unité avec l'être et la perfection . . 63
L'unité bannie de tous les êtres par l'école positive. — L'unité suit l'êlrc. — Remarquable doctrine do saint Thomas. — L'unité dans les êtres simples et dans les composés, dans le minéral, la plante, l'animal, l'homme. — Unité de substance, do principe et de fin. — Harmonie de l'un et du multiple. — L'unité croît avec la perfection.
§ IV. Influence directe de l'unité sur le beau 70
Mot célèbre de S. Augustin. — L'unité source de l'ordre et de la diversité. — Valeur esthétique de l'unité au point de vue subjectif. — Remarques de Ch. Blanc.
— Elle facilite la connaissance et permet à l'esprit d'avoir plusieurs pensées à la foisv — L'unité dans les arts, dans la vie et dans les sciences. — La métaphysique.
§ V. Limites de l'unité 73
Danger d'exagérer les meilleures choses. — Effets de l'exagération de l'unité dans les sciences. — Dcscartos. Malebranchc, Condillac, Hegel. — Effets de l'exagération de l'unité dans les arts. — Règles.
Chapitre Vï. — De l'éclat de la forme ou de l'idéal comme élément du beau 80
§ I. Ce que c'est que la forme ou l'idéal d'un être. ... 80
Variété des puissances et unité de la forme. — Autres caractères de la forme : spécification de l'être, source de ses attributs. — La forme et l'idéal.
§ II. Réalité de la forme et fondement de l'idéal. ... 82
Ecole positive. — Foi de l'esprit humain k l'essence. — L'esprit peut découvrir l'essence et l'universel. — Doctrine de Bossuet. — Diea, dernier fondement de l'idéal. — Raisonnement de saint Thomas.
§ III. Beauté propre de l'essence ou de l'idéal 85
Belles paroles de Cicéron. — Lacunes de la beauté individuelle ou réelle; — l'idéal, éternel, immuable, accompli. ~ Beauté de l'invisible, — comment il agit sur nous. — Exemples.
§ IV. Influence de la beauté idéale sur la beauté réelle . 89
Doctrine de Lamennais, de saint Thomas, de Cicéron. — L'idéal, exemplaire de la beauté réelle. — Rayonnement de la forme sur les parties. — La beauté de l'individu croît avec son espèce ou son idéal. — Beauté de l'homme, de l'animal, de la plante, du minéral. — L'individu est d'autant plus beau qu'il réalise mieux l'idéal de son espèce. — Individus types. — Supériorité de l'art sur la uature, de la poésie sur l'histoire.
§ V. Nécessité de la clarté ou de la splendeur pour le beau. 39
Notion et nécessité de l'éclat ou de la splendeur. — Amour de l'homme pour
TABLE DES MATIÈRES
le brillant ou la lumière. — La clarté facilite la connaiss-inco. — La splendeur, mesure de la perfection. — L'obscurité et les ombres. — Trop de lumière nuit.
— Supériorité de la raiwn sur les sens. — Vérités éclatantes. — Si la lumière peut aller jusqu'au fond, jusqu'à l'esaeooe.
§ VI. De l'unité du beau loi
Double sens de la question. — Nécessité de relier entre elles les différentes espèces de beauté. — Propriétés communes aux différents ordres de vérité et de beauté. — Multiplicité des éléments matériels du boau. — Unité de sa forme.
— Doctrine de saint Thomas.
SECONDE SECTION. — Le Beau considkké par rapport