LA SUBSTANCE DAPRÈS LIDÉALISME EMPIRIQUE
n est ni dans les sensations ni dans les images : elle est dans l'unité synthétique qui les enveloppe et les domine, dans l'unité du sujet conscient.
La conclusion qui parait ressortir de cet examen, c'est que la notion de substance est, en effet, celle de l'unité des phénomènes. Seulement la substance n'est i)as l'unité fortuite et artificielle de phénomènes qui demeurent au fond étrangers les uns aux autres, parce que nos sens ou notre pensée la leur imposent pour ainsi dire du dehors; elle en est l'unité naturelle et intérieure. Mais, à vrai dire, une telle unité ne peut être que celle de la Conscience môme. La Conscience est le seul lien qui puisse unir les phénomènes du dedans ; et c'est aussi le seul qui les unisse effectivement en nous et les fasse vraiment nôtres. Que si nous supposons des substances dans le monde extérieur, c'est parce que nous ne pouvons concevoir un phénomène sans la condition impliquée dans son idée môme, je veux dire sans l'unité concrète et continue de l'Être, dont il n'est qu'une partie momentanément isolée par l'abslraction. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, cette unité est purement nominale, si elle n'est pas l'unité d'une conscience. Nous croyons donc que tous les phénomènes, indépendamment des rapports de toute sorte qui les enlre-croisent en tout sens, constituent des systèmes clos et dislinclf , dont chacun conticnl eu lui-in^iue, dans la coiiicience aclurUe ou [xyisible À laqu»Hle e$l8U(vpos«^apiMraîHxî TonseinMe des phénomènes qui le coinpos<*nt, le princî|Kï de «a sulK»taiiliclle unité*