‹ L'idée du sacerdoceChapitre 35 sur 47 · XX.V, Dii Sacrifice de Jésus -Christ dans VEncharistic · texte numérisé non relu

XX.V, Dii Sacrifice de Jésus -Christ dans VEncharistic

Or ce grand Sacrifice que Jésus-Christ fait à Dieu dans le Ciel avec ses Saints en s'offrant lui-même avec eux , est le même sacrifice que les Prêtres et toute l'Eglise offrent sur la terre dans la sainte Messe. Car c'est la même hostie qu'ils lui offrent; puisque c'est son Corps et son sang réellement présents , unis et subsistant dans le Verbe en ce mvstère. C'est le même Prêtre qui l'offre par ses ministres, et c'est sur le même autel , qui est la subsistance du Verbe éternel , qu'il est offert. C'est encore dans le même temple, c'est-à-dire dans le sein du

Père Eternel. Ce sacrifice y est offert au m^mo Dieu que dans le Ciel. Et enfin non seulement rhosiie y est la même, mais encore elle y est dans la même consommation et la même {gloire que dans le Ciel : La seule différence , c'est qu'encore qu'elle y soit aussi réellement présente que. dans le Paradis, ce n'est pas loutefois d'une manière visible.

XXVI. Les dernières parties du Sacrifice renferment les premières,

11 faut remarquer que dans tous les sacrifices, où ces cinq parties ci-dessus expliquées se rencontrent , les premières ne contenaient pas les dernières, mais cellesci renfermaient celles-là. Il en est de même du Sacrifice de Jésus-Christ; car comme l'Agneau [^ascal , lorsqu'il était destiné ou consacré à Dieu , n'éiaii pasxîncore immole, puisque l'immolation ne se faisait que quatre jours après (ainsi. des autres parties), aussi quand Jésus-Christ se consacra et s'offrit comme victime pour nos péchés au Père Eternel dès le premier moment de sa conception, il n'était pas encore immolé ; et

quand il fui mis à mort sur la Croix, il n'était pas encore consommé : et quoique le Père Eternel soil entré en communion de son Fils au moment de sa consommation par la résurrection ; né;inmoins la consommation précède, selon l'ordre naturel, la communion.

Au contraire, quand ]'A{^neau pascal était immolé , son immolation contenait sa consécration. Car c'était l'hostie consacrée qui était immolée. Quand il était rôii , sa consomption ou consommation contenait les deux parties précédentes ; car c'était ce même Af;neau consacré et immolé qui était consommé. Et quand la communion de cet afjncau se faisait par la manducation , elle renfermait îouios les parties précédentes ; puisqu'on man.tjenit l'agneau consacré , offert, immolé et consommé. De même la mort de Jésus-Christ contenait sa consécration et son oblaiion; sa consommation contient sa consécrati(?n , son oblatitm et sa mort : et la communion que Dieu et les Saints, tant au Ciel que sur la terre , ont à Jésus-Christ, contient Jésus-(^hrist consacré, offert, immolé et cnnson)mé ; et Jésus-Christ portera éierne"ement dans son humanité adorable

— [)à — col état de consécration, d'oblaiion, d'immolation, de consommation et de gloire qui fait la communion éternelle du ciel.

XXVI 1. Comment Jésus-Christ est en état de mort dans le Ciel.

One Jésus-Christ dans le Ciel et ses Saints avec Ksi soient en étal de consécration ou d'appropriation à Dieu , qu'ils y soient dans une continuelle oblation et de Jésus-Christ et d'eux-mêmes , qu'ils y soient consommés dans la gloire, cela ne souffre point de difficulté. Que Jésus-Christ y soit comme immolé et en état do mort, l'Apocalypse nous l'apprend: Vidi^ et ecce in medio Throni stantem Agnum occisuni ; J'ai vu au milieu du Trône l'Agneau gui était comme une victime égorgée. Apocal. 5. 6.

Pour entendre en quelle manière Jésus- Christ est en état de mort au Ciel et en la Messe , il faut remarquer que la mort est la privation de la vie présente ; que quand Jésus-Christ est ressuscité il est demeuré dans la privation de cette môme vie mortelle et passible (puisqu'il en a reçu une autre immortelle, impassible et glorieuse).

et qu'il est par conséquent et sera éternellement dans la privation de cette vie présente, et ensuite en quelque façon dans un état de mort. Saint Thomas et les autres théologiens apportent d'autres manières d'expliquer cet état de mort où Jésus-Christ demeure après sa résurrection ; et ce qui reste de cicatrices de ses plaies, peut servir à justifier ce que nous disons après l'Ecriture, qui nous représente Jésus-Christ dans le Ciel comme mort ; Tanquàm occisum. On peut voir sur cela les théologiens et les interprètes de l'Ecriture sainte.

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