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sur fui une médaille d'identité analogue à celle que les soldats doivent porter; mais, outre qu'il n’est jamais recommandable de multiplier les petites exigences de ce genre, on doit bien supposer que si les soldats eux-mêmes portent rarement cette médaille (dans la catastrophe du « Pluviôse », il a été constaté que les marins de l'équipage n’en avaient pas), à plus forte raison les simples citoyens ne se plieraient guère à une pareille obligation. On a parlé également d’un tatouage aussi réduit que possible fait au bras de chaque homme passant au conseil de revision, mais là encore on <e heurte à d’insurmontables difficultés : une pareille marque peut être enlevée : elle ne peut être imposée qu'à la partie masculine de la population: et. d'ailleurs, les légitimes protestations qu'une telle mesure ne mançquerait pas de soulever doivent la faire considérer comme une pure utopie.
Par contre, malgré que toute proposition de ce genre ait contre elle sa nouveauté, certaines difficultés d’application et la crainte souvent justifiée que l’on à devant toute nouvelle exigence de l'Etat, il n’y aurait, semblet-il, aucune critique radicale à opposer à quelque projet plus simple et plus en harmonie avec les idées reques. Ainsi, pour les hommes tout au moins, au moment où ils passent devant le Conseil de revision, c'est-à-dire quand Fssature a achevé son plein développement, pourquoi ne relèverait-on pas quelques dimensions caractéristiques et l'empreinte de l2&%r pouce par exemple ? pourquoi ne ferait-on pas figurer ces quelques indications sur le livret militaire et ne les
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enverrait-on pas dans leur commune d’origine pour y servir d'annexe à leur acte de naissance ? Il y aurait là un moyen facile et économique de constituer pour chaque citoyen une fiche d'identification qui remplacerait avantageusement nos inutiles signalements actuels. Quant aux femmes, pour lesquelles les contestations d'identité se produisent beaucoup moins souvent par suite du rôle très différent qu'elles jouent dans la société, on pourrait leur demander les mêmes indications le jour où elles auraient à faire quelque acte publie, par exemple leur acte de mariage, ou simplement authentique, comme une donation.
Sans doute, tout cela est encore du domaine de la théorie pure, et il faudra attendre encore longtemps avant que res idées obtiennent l’assent” nent du publie ef qu’un projet dans ce sens ait quelque chance d'aboutir. Mais cette considération nous a été précisément un motif de plus pour nous attarder à faire ressortir les avantages et, Si possible, à avancer la réalisation d'une mesure dont l’utile portée se ferait sentir dans le domaine judiciaire, dans les relations économiques et internationales, et, sans doute aussi, dans bon nombre de circonstances que, seulement alors, l'expérience ferait apparaître,