APTITUDES SPÉCIALES
d'instruction qui les interroge, et ils peuvent ainsi faire condamner des gens très honnêtes et parfaitement indemnes de toute faute, par leurs fausses assertions et leurs faux rapports. Nous avons ici deux exemples de ce cas particulier K
Parmi les instincts, je rangerai encore les aptitudes spéciales qu'ont certains idiots, puisque nous avons dit que les instincts ne sont qu'une mémoire héréditaire organique. Parmi les plus beaux -as de mémoire héréditaire organique, il faut placer les aptitudes de certains malades au calcul et à la musique. Morel, dans son livre des Maladies mentales, rapporte l'histoire d'un enfant dont le père et le grand-père étaient tambours majors dans un régiment, et jouait parfaitement du tambour au bout de deux leçons. Vous voyez ici des enfants qui chantent tous les airs qu'ils entendent, alors même qu'ils ne savent pas parler. Voici plusieurs de nos petites malades qui sont dans ce cas. La petite Ross..., chante la Marseillaise d'une façon très correcte, quant à l'air; et cependant, elle dit très mal son nom.
(1) La petite Lam... est une enfant de cinq ans, née d'un pere sain et d'une mère alcoolique chronique 11 y a du reste ma^eiïelîe ' ch'ronique d^ns toutVla faS
Cette enfant qui est vierge, raconte avec détails qu'elle a été violée pardesgarcons de huit àdix ansetpar son père no mcier El e donne des descriptions très détaillées et très précises des actes commis et des dillérences de forme et d'aspect des organe? génitaux de l'homme adulte et de l'enfant. Ces récits soi t S avec des moments d'hésitation pudique très curieux
(jodetr..., Blanche, âgée de treize ans, raconte aussi avec beaneresfviSge?"" e! ïepeîdant
Dans cette chanson plusieurs mots lui manquent complètement, d'autres sont mal prononcés, d'autres tout à fait inexacts; elle remplace « Tyrannie » par « tirelire », elle dit « vitoyen » pour « citoyen » ; mais l'air y est toujours et fait comprendre les mots. Cette enfant ignore bien entendu complètement la signification de tous les mots qu'elle prononce dans son chant. Il en est de même pour l'enfant Quen. . . et la petite Vail. . .
Les aptitudes pour le calcul nécessitent déjà un plus grand développement intellectuel. Vous ne les trouverez guère que chez les imbéciles. Vous verrez dans le livre d'ireland, le cas d'un individu dont Forbes-Winslow rapporte l'histoire qui pouvait se rappeler le jour où chaque personne était morte depuis trente-cinq ans. Il répétait sans hésitation et sans varier jamais, le nom et l'âge du défunt.
Falret a vu en Angleterre un imbécile qui disait immédiatement les dates de la naissance, de la mort, et des principaux événements de la vie de tous les personnages qu'on lui nommait.
Un autre pouvait dès que vous lui disiez votre âoe, vous dire immédiatement combien d'heures, de rninutes, de secondes, vous aviez vécu. Vous vous rappelez tous encore, à'Inaudi, ce faible d'esprit, qui peut très rapidement et de tête faire des multiplications et des divisions de cinq ou six chiffres.
D'autres malades ont la mémoire des heux. Ils ressemblent en cela à certains animaux, en particulier au cheval, qui a cette mémoire très deve-